Afrique du Sud : le roi des Zoulous est mort

Goodwill Zwelithini, s’en est allé. Le roi vénéré des Zoulous d’Afrique du Sud, est décédé vendredi des suites du diabète après des semaines d’hospitalisation. Il avait 72 ans.

C’est Mangosuthu Buthelezi, influent homme politique sud-africain et prince zoulou qui annoncé la mort de celui qui a occupé pendant près de 50 ans le trône du royaume zoulou. “C’est avec la plus grande tristesse que j’informe la nation du décès de Sa Majesté le Roi Goodwill Zwelithini …. Roi de la nation zouloue“, a-t-il écrit.

C’est en 1971 Goodwill Zwelithini accédât au pouvoir trois ans après la mort de son père. Il était alors âgé de 23 ans.

Même s’il n’avait pas de prérogatives officielles, Goodwill Zwelithini exerçait cependant une influence sur des millions de zoulous en Afrique du Sud. Environ plus de 22 % de la population sud-africaine.

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Hamed Bakayako: ces choses que vous ne saviez pas sur lui et qui l’ont rendu populaire?

Les hommes politiques sont généralement issus de l’élite et ils ne sont pas souvent proches des masses. Leur parcours, leur expérience et leur agenda chargé les maintiennent souvent éloignés des préoccupations des populations.

Hamed Bakayoko n’était pas de ceux-là. L’ancien Premier ministre ivoirien n’a jamais coupé le lien qui l’unit aux populations. Voici ce qui faisait qu’il était considéré comme un homme du peuple.

Parcours inspirant

Hamed Bakayoko n’a pas fait de brillantes études supérieures. A part le baccalauréat, on ne lui connaît pas d’autres diplômes. Mais il n’a jamais pris cela pour un handicap et cela ne l’a pas empêcher de gravir les échelons et devenir un homme politique de premier plan dans son pays la Côte d’Ivoire. You You Toit Rouge, ex-manager de Dj Arafat, rappelle les conseils que lui donnait celui qu’il appelle “l’homme fort de la Côte d’Ivoire”.

Par BBC Afrique

Montréal: Morte après un cri de détresse

La famille de la femme de 44 ans veut une enquête sur les soins qu’elle a reçus dans un hôpital de la Rive-Sud

Une mère de famille réfugiée d’origine camerounaise est morte quelques jours après avoir lancé un bouleversant appel à l’aide sur les réseaux sociaux dans une vidéo filmée en direct de l’hôpital.

Dans une vidéo qui circule abondamment sur les réseaux sociaux et qui suscite de vives réactions, on voit Mireille Ndjomouo lancer péniblement un appel à l’aide pour qu’on la «sorte» de l’Hôpital Charles-Le Moyne, à Longueuil, où elle affirme se sentir en danger. 

La vidéo n’est pas sans rappeler celle de Joyce Echaquan, morte à l’hôpital de Joliette en septembre dernier après avoir lancé un cri de détresse dans une vidéo qui, publiée sur Facebook, a fait le tour du web.

«Je n’arrive plus à respirer. J’ai des boutons partout sur le corps. […] Ma bouche est paralysée. J’ai plein de douleurs», dit-elle, la bouche enflée et le souffle court, en se filmant. Elle affirme avoir été traitée avec de la pénicilline, et avoir pourtant averti le personnel qu’elle y était allergique.

«Ils sont en train de me tuer. Sauvez ma vie, j’ai des enfants et je ne veux pas mourir. […] Je vous en supplie», poursuit avec un filet de voix la femme de 44 ans arrivée au Québec il y a 4 ans.

Mireille Ndjomouo est finalement morte mardi. Sa sœur, qui est infirmière, se questionne sur les soins qu’elle a reçus.

«Le traitement n’était pas humain. Il y a eu un manque de respect et un manque de dignité, affirme Christine Ndjomouo, qui est infirmière clinicienne. Elle était très enflée et on ne faisait rien», a-t-elle constaté lorsqu’elle a pu visiter sa sœur dimanche.

La situation était telle que Mireille Ndjomouo n’avait plus aucune confiance envers le personnel soignant. «Personne ne l’écoutait», poursuit-elle.

Enquête demandée

La famille et la communauté camerounaise demandent que la lumière soit faite sur le séjour de Mireille Ndjomouo à l’Hôpital Charles-Le Moyne, où une manifestation est prévue samedi.

«Il y a beaucoup de questions et il faut aujourd’hui qu’on essaie d’y répondre, explique le président de la Jeune Chambre de commerce camerounaise du Canada, Pierre Marc Ngamaleu. Il faut non seulement une enquête interne, mais aussi que le Collège des médecins fasse une enquête», pense-t-il.

Ce dernier a été «bouleversé» en voyant la vidéo dimanche dernier. Il s’est présenté le jour même à l’hôpital, comme l’ont fait une cinquantaine d’autres personnes, plusieurs de la communauté camerounaise de Montréal, qui ont visionné la vidéo.

L’hôpital aurait également reçu, dimanche, des centaines d’appels de personnes alarmées par la situation, selon M. Ngamaleu.

Après des heures de négociation et de pression, l’hôpital aurait finalement accepté, dimanche, que Mme Ndjomouo soit transférée à l’Hôpital général juif de Montréal, où les médecins ont constaté qu’elle était mal en point, raconte sa sœur.

Mardi, les médecins auraient posé un diagnostic de lymphome, un cancer du système lymphatique, et elle serait morte une heure plus tard.

Impossible de savoir si Mme Ndjomouo aurait pu être sauvée par une intervention plus rapide. Néanmoins, sa sœur croit qu’elle a perdu du temps à l’Hôpital Charles-Le Moyne, où l’on n’aurait fait que des hypothèses sur son état, selon sa version des faits.

«Quand un décès survient aussi vite que ça, il faut l’expliquer, pense le président du Conseil de la protection des malades, Paul Brunet. Ça prend une enquête du coroner et une autopsie.»

Sa mort a créé une onde de choc dans la communauté. Joseph Kamta, la seule autre personne qui ait pu visiter Mme Ndjomouo avec sa sœur, est encore ébranlé. «Normalement, à l’hôpital, on se sent en sécurité», déplore-t-il, éclatant en sanglots.

Joyce Echaquan

Le veuf de Joyce Echaquan, morte sous des insultes racistes à l’hôpital de Joliette, a réagi à la mort de Mireille Ndjomouo dans un direct sur Facebook, mercredi soir. 

«J’ai été troublé par ce que j’ai appris sur le décès de Mireille, cette dame qui, plus tôt cette semaine, tout comme Joyce, a lancé un cri de détresse de son lit d’hôpital», a déclaré Carol Dubé, évoquant la question du racisme systémique dans le système de santé.

Selon nos informations et les témoignages recueillis, rien n’indique pour le moment que la femme ait été victime de quelque forme de racisme.

«Le PDG a mandaté la direction de la qualité pour examiner la situation», a succinctement commenté la conseillère-cadre aux relations médias du CISSS de la Montérégie-Centre, Martine Lesage. Le CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal a refusé de commenter le dossier de Mme Ndjomouo.


Le Bureau du coroner a indiqué vendredi matin au Journal avoir ouvert une enquête «pour déterminer les causes et les circonstances qui ont mené au décès de Madame Mireille Ndjomouo».

Par Olivier Faucher @ Le Journal de Montréal