“Zoom fatigue” : quatre raisons qui l’expliquent et comment y remédier

Un chercheur en communication s’est intéressé au phénomène de “zoom fatigue”, la fatigue liée à l’utilisation croissante de logiciels de visioconférence, en télétravail ou même pour voir ses proches. Il décline quatre conséquences concrètes de l’utilisation de ces outils à distance, et donne des suggestions pour limiter la fatigue liée à ces réunions en distanciel.

Qu’est-ce que la “Zoom fatigue” ?

La pandémie de Covid-19 a mis un coup d’accélérateur au télétravail, et, a fortiori, aux réunions à distance via des logiciels comme Zoom, Microsoft Teams ou encore Skype. 

Malheureusement, si elle permet de se réunir à distance, la visioconférence n’a pas que des avantages. Elle entraînerait une certaine fatigue, que les étudiants ne connaissent désormais que trop bien. Dans le langage courant, le terme anglais de “zoom fatigue” est même apparu. 

Désireux d’étudier le phénomène et de donner des solutions concrètes aux télétravailleurs, le professeur de communication Jeremy Bailenson, fondateur du Stanford Virtual Human Interaction Lab (États-Unis) a publié une étude à ce sujet, dans la revue Technology, Mind, and Behavior de l’American Psychological Association. 

Le chercheur en communication a alors identifié quatre conséquences de la participation quotidienne à des visioconférences, qui contribuent à ce phénomène de “fatigue liée à Zoom”, ou “zoom fatigue” Loin de vouloir dénigrer ces nouveaux outils de réunion en distanciel, le chercheur souhaite avant tout en révéler les désavantages, et suggérer des solutions pour en limiter les méfaits sur la santé physique et psychique.

“La visioconférence est une bonne chose pour la communication à distance, mais réfléchissez simplement au support – ce n’est pas parce que vous pouvez utiliser la vidéo que vous devez le faire”, a souligné Jeremy Bailenson.

Zoom fatigue : un contact visuel excessif

Dans une réunion classique, en présentiel, nos yeux sont rivés sur l’intervenant principal, celui qui orchestre la réunion. Nous pouvons également prendre des notes ou même nous autoriser à regarder ailleurs un instant. Mais lors d’une réunion à distance via Zoom, Skype ou encore Microsoft Team, si chacun laisse sa vidéo en marche, nous nous regardons tous les uns les autres, en permanence ou presque. La quantité de contacts visuels est considérablement augmentée. Quant à la taille des visages sur les écrans, elle est loin d’être naturelle.

“En général, pour la plupart des configurations, qu’il s’agisse d’une conversation en tête-à-tête lorsque vous êtes avec des collègues ou même des inconnus en vidéo, vous voyez leur visage à une taille qui simule un espace personnel que vous rencontrez normalement lorsque vous êtes dans l’intimité avec quelqu’un”, a souligné Jeremy Bailenson. Pour caricaturer, lorsque le visage de quelqu’un est très proche du nôtre dans la vie réelle, notre cerveau l’interprète comme une situation intense menant soit au conflit soit à la reproduction. Aussi, le fait d’utiliser Zoom ou toute autre plateforme de visioconférence pendant plusieurs heures va fatiguer notre cerveau.

Que faire pour l’éviter ?

Le chercheur recommande, en attendant que les interfaces de visioconférences proposent un usage moins fatiguant, de réduire la taille de la fenêtre afin de diminuer le visage de l’interlocuteur, et d’utiliser un clavier externe à l’ordinateur pour augmenter la distance entre soi et l’écran.

Zoom fatigue : se voir en permanence en vidéo épuise

La plupart des logiciels de visioconférence affichent un petit écran de ce que voit la caméra de l’ordinateur, autrement dit de nous-mêmes. Or, il n’y a rien de moins naturel que de se voir en permanence, même via une petite fenêtre en bas de l’écran.

“Dans le monde réel, si quelqu’un vous suivait constamment avec un miroir – de sorte que pendant que vous parliez aux gens, que vous preniez des décisions, que vous faisiez des commentaires, vous vous voyiez dans un miroir, ce serait complètement fou. On n’envisagerait jamais cela”, a souligné le chercheur, qui précise que des études ont révélé que le fait de voir son propre reflet rendait plus critique envers soi-même.

Que faire pour éviter cela ?

Désactivez votre vidéo, au moins lorsque vous ne parlez pas, si vos interlocuteurs sont d’accord, ou parlez-en avec eux. D’autant que cela améliore la qualité de la conversation puisque ça libère de la bande passante et diminue les bugs. 

Si votre interlocuteur souhaite vous voir, vérifiez d’abord que vous êtes bien dans le cadre, puis cliquez sur “masquer la vidéo” afin de ne plus vous voir sans désactiver la caméra pour autant.

Les tchats vidéo réduisent la mobilité naturelle

Qui n’a jamais vu quelqu’un au téléphone faire les cent pas, se balader, ou au contraire s’asseoir confortablement ? Cette mobilité est possible avec une conversation téléphonique, même de la plus haute importance, alors qu’elle est plus restreinte lors d’une visioconférence. Même si l’on utilise son smartphone, le champ de la caméra est restreint, ce qui limite les possibilités. Sur l’ordinateur, cela demande à être quelque peu statique. Sans parler de la nécessité d’avoir une bonne connexion, qui implique souvent de rester à son domicile, à portée de sa box internet ou du Wifi. Dommage, surtout quand on sait que le fait de bouger permet de mieux fonctionner sur le plan cognitif, assure Jeremy Bailenson.

Quelle solution ?

Le chercheur en communication suggère de réfléchir davantage à la pièce dans laquelle on est en visioconférence, à l’emplacement de la caméra, aux outils utiles pour mettre de la distance entre soi et l’écran ou pour augmenter sa mobilité. Ce peut être un clavier et une souris portables externes, une chaise de bureau, une webcam externe… Et bien-sûr la mise en place de pauses non verbales où l’on coupe sa vidéo.

Une charge cognitive plus élevée qu’en présentiel

Jeremy Bailenson note que lors d’une interaction sociale en face à face, la communication non verbale s’effectue assez naturellement, et chaque individu fait et interprète gestes et signaux non verbaux sans peine, inconsciemment. En revanche, lorsque l’on participe à un tchat vidéo, cette communication non verbale passe moins bien, et il faut alors faire des efforts conscients pour envoyer et recevoir ses signaux.

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Samia Hassan, première femme à diriger la Tanzanie, a prêté serment

“Moi, Samia Suluhu Hassan, promets d’être honnête et d’obéir et de protéger la constitution tanzanienne”, a déclaré la nouvelle dirigeante.

Samia Suluhu Hassan est entrée vendredi dans l’histoire en devenant la première femme à diriger la Tanzanie en tant que présidente.

Mme Hassan, 61 ans, a prêté serment deux jours après avoir annoncé à la télévision – d’une voix lente et mesurée, le visage voilé de noir – que le président John Magufuli était mort des suites de problèmes cardiaques.

Cette musulmane occupait jusqu’ici le poste de vice-présidente aux côtés de M. Magufuli, fervent chrétien.

Originaire de l’archipel semi-autonome de Zanzibar, dont les relations avec la Tanzanie continentale sont historiquement houleuses, Mme Hassan occupera la présidence “pour la période restant du mandat de cinq ans”, soit jusqu’en 2025, selon la Constitution tanzanienne. Selon le quotidien The Citizen, elle aura la possibilité de briguer un nouveau mandat par la suite.

Connue pour encourager les femmes à poursuivre leurs rêves, cette mère de quatre enfants était déjà la première vice-présidente de l’histoire de son pays, depuis l’arrivée au pouvoir en 2015 de M. Magufuli, dont elle était la colistière.

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Gims dévoile «Pyongyang», un nouveau freestyle avec Inso

Gims prouve une nouvelle fois tous ses talents de rappeur avec un nouveau son intitulé «Pyongyang».

Pour célébrer son milliard de vues sur YouTube, Gims a fait un joli cadeau à ses fans. Il vient de partager un hit inédit intitulé «Pyongyang». Le freestyle, sur lequel est également crédité Inso, permet au rappeur de surfer sur la mouvance de son dernier album «Le Fléau». Un opus 100% rap qui a rapidement reçu une certification de platine.

 «Plus d’débutant, j’vois plus les gens d’avant car j’ai dix ans d’avance / C’est évident, décidément j’attendrai plus vos dividendes / On sert les dents, un mal qui se répand, un frère qui se repent / Un serpent, un peuple qui se reprend, un noir qui sait répondre», interprète Gims dans «Pyongyang».

Gims atteint le million avec «Ceinture Noire»

Ce nouveau freestyle sort alors que Gims vient d’atteindre un record incroyable avec son album «Ceinture Noire». Il a en effet passé le cap du million d’albums vendus. Le rappeur a tenu à remercier ses fans sur les réseaux sociaux.

En légende d’une vidéo animée, il a écrit: «Je tiens tout d’abord à remercier mon public, encore une fois j’ai une immense dette envers vous. Je remercie mon équipe Indifference Prod, Said Boussif, mes partenaires ainsi que ma femme Demdem, vous connaissez mon histoire, je ne vais pas me répéter, j’étais pas sensé être là.»

Par Sonia dlf @ NRJ

Habib Diallo devrait pouvoir tenir sa place contre Lens

L’attaquant sénégalais de Strasbourg Habib Diallo devrait pouvoir tenir sa place sur le front de l’attaque contre Lens, dimanche.

Le RC Strasbourg pourra compter sur l’un de ses principaux arguments offensifs dimanche à la Meinau contre le RC Lens, dans le cadre la 30ème  journée de Ligue 1. Habib Diallo semblait douteux après le week-end dernier mais il pourrait finalement bel et bien tenir sa place. Sorti dès la 18e minute dimanche à Rennes (1-0), l’attaquant sénégalais ne souffre que d’une entorse bénigne du genou gauche. En conférence de presse ce vendredi, son entraîneur Thierry Laurey a indiqué qu’il devrait pouvoir tenir sa place contre Lens, dimanche.

Par Africa Top Sports

RDC : les acteurs politiques accusés de retarder la sortie du gouvernement Sama Lukonde

Les acteurs politiques sont indexés comme ceux qui sont à la base du retard pris dans la formation du gouvernement Sama Lukonde. Trente et un jours sont passés depuis que Jean-Michel Sama Lukonde a été nommé Premier ministre mais son gouvernement n’est toujours pas connu du peuple congolais. 

La gestion du pays est quasi à l’arrêt. Un frein donc pour la réalisation des attentes des citoyens. 

Certains congolais relativisent cet état de choses, estimant que le Premier ministre et le Chef de l’Etat doivent être pointilleux quant au profil des futurs ministres. Pendant ce temps, d’autres dénoncent une lutte éhontée des politiques dans le partage du gâteau.  

Chacun botte en touche  

Le regroupement Ensemble pour la république refuse carrément de généraliser cette responsabilité. 

« Le peuple ne nous met pas en cause. Ils peuvent peut-être mettre ne cause ceux qui sont chargés de mettre en place le gouvernement et régenter les différentes tractations. Cette globalisation est très dangereuse. Il faut l’éviter. Nous dans Ensemble pour la république nous sommes en train de nous évertuer pour faire une politique efficiente qui tient compte des exigences des peuples congolais », se justifie Cherubin Okende. 

Pour l’UDPS, il ne faudrait pas que le gouvernement Sama Lukonde soit une source de frustration pour le peuple congolais mais plutôt efficace pour répondre aux attentes de la population.  

« Ce n’est pas l’UDPS qui bloque quoi que ce soit. Personne au stade actuel ne peut bloquer le Président de la république. Ceux qui vont s’amuser pour faire du chantage, le chef de l’Etat va décider de la sortie du gouvernement.  Même si le Premier ministre m’appelle maintenant pour dire qu’il n’y a que la liste de l’UDPS qui pose problème je suis prêt dans vingt minutes je serai là pour lui remettre nos huit noms qui sont là. Puisque nous avons déjà tout le bloc devant nous », a affirmé Augustin Kabuya. 

Delly Sessanga, une des têtes d’affiches du groupe des 13 personnalités politiques, attribue ce retard au mécanisme complexe précédant la mise en place d’un gouvernement en RDC.  

Quoiqu’il en soit, les uns et les autres reconnaissent la situation pas du tout reluisante dans laquelle se trouve le pays. 

Promesse à tenir 

« Nous n’avons pas le temps qui joue avec nous. Le 15 mars, nous devons déjà nous présenter. C’est déjà dans un mois. Je vais compter sur leur bonne foi pour que nous allions vraiment dans la célérité dans la formation du gouvernement », avait souhaité Sama Lukonde, quelques heures seulement après sa nomination et son entretien avec Felix Tshisekedi. 

Par Radio Okapi

Décès de John Magufuli, le président tanzanien qui refusait de croire au Covid-19

Le président tanzanien John Magufuli est décédé à l’âge de 61 ans, a annoncé le vice-président du pays.Il est mort mercredi de complications cardiaques dans un hôpital de Dar es Salaam, indique Samia Suluhu Hassan dans une allocution à la télévision publique.Magufuli n’avait pas été vu en public depuis plus de deux semaines, et des rumeurs avaient circulé sur sa santé.Des leaders de l’opposition ont déclaré la semaine dernière qu’il avait contracté le Covid-19, mais cela n’a pas été confirmé.Magufuli était l’un des plus grands sceptiques du coronavirus en Afrique, et il a appelé à des prières et à une thérapie à vapeur infusée de plantes pour contrer le virus.Qui était John Magufuli?

John Pombe Magufuli, fils de paysan devenu président de la Tanzanie en 2015, est décédé à l’âge de 61 ans.

Autrefois loué pour son approche pragmatique, il est ensuite devenu un dirigeant controversé, notamment en raison de sa réaction face à la pandémie de coronavirus.

Il a été élu pour un second mandat en 2020, alors que l’opposition l’accusait de fraude et d’intimidation.

Avant d’être président, il a acquis le surnom de “bulldozer” pour avoir mené un programme de construction de routes en tant que ministre des Travaux publics.

Il a ensuite été salué pour sa position anticorruption et son aversion marquée pour le gaspillage d’argent.

En tant que président, il a également été accusé de réprimer la dissidence et de restreindre certaines libertés, mais après sa mort, les réflexions sur son passage au pouvoir seront dominées par sa gestion du Covid-19.

Le coronavirus, c’est le diable !

Lorsque le Covid-19 est arrivé en Tanzanie, le président Magufuli ne croyait pas que les gens devaient rester chez eux. Il voulait qu’ils se rendent dans les églises et les mosquées pour prier.

“Le coronavirus, qui est un démon, ne peut pas survivre dans le corps du Christ… Il brûlera instantanément”, avait dit John Magufuli, un chrétien fervent, depuis l’autel d’une église de la capitale, Dodoma.

Depuis juin 2020, date à laquelle il a déclaré le pays “exempt de Covid-19”, le président, ainsi que d’autres hauts responsables du gouvernement, se sont moqués de l’efficacité des masques, ont douté de l’efficacité des tests et se sont moqués des pays voisins qui ont imposé des mesures sanitaires pour endiguer le virus.

Il y a eu peu de tests et aucun programme de vaccination n’a été prévu, ce qui a fait du pays un cas isolé.

Mais lorsqu’il a prêté serment en tant que président en octobre 2015, Magufuli semblait être le genre de personne dont la Tanzanie avait besoin – un dirigeant efficace et incorruptible.

Le “bulldozer” se met au travail

Ses actions axées sur les résultats étaient également présentées comme applicables à d’autres pays africains – une dose de ce dont le continent avait besoin pour régler ses problèmes de gouvernance.

Dès le premier jour de sa présidence, il a fait savoir qu’il ne tolérerait pas l’absentéisme chronique de la fonction publique, en se rendant dans les bureaux du ministère des Finances pour demander où se trouvaient les personnes absentes.

Il a également éliminé des milliers de “travailleurs fantômes”, c’est-à-dire des employés qui n’existent pas, de la masse salariale de la fonction publique et a licencié en public des fonctionnaires considérés comme corrompus ou peu performants. Parfois, il le faisait même en direct à la télévision.

Il a également mis un frein à ce qu’il considérait comme des dépenses extravagantes, annulant les célébrations du Jour de l’Indépendance pour la première fois en 54 ans. Au lieu de cela, il ordonne un nettoyage public, se salissant lui-même les mains en ramassant les déchets devant la State House.

l a également interdit tous les voyages à l’étranger pour les fonctionnaires.

Au cours de la première année de la présidence de Magufuli, cette approche lui a valu de nombreux éloges, inspirant le hashtag Twitter : #WhatWouldMagufuliDo.

Si certains messages se sont moqués des politiques austères du président – par exemple : “J’étais sur le point de m’acheter un four puis je me suis demandé #WhatWouldMagufuliDo” avec une photo d’une casserole suspendue au-dessus de bougies – d’autres ont appelé davantage de dirigeants africains à imiter son style de leadership.

En 2017, un professeur kényan est allé jusqu’à appeler à la “Magufulication” de l’Afrique lors d’un discours à l’université de Dar es Salaam.

Mais dès le départ, il était également clair qu’il y avait un côté plus sombre à son leadership – qu’un certain nombre de ses initiatives allaient lentement ébrécher l’espace démocratique du pays.

John Magufuli en bref

  • Né à Chato, dans le nord-ouest de la Tanzanie, en 1959.
  • Etudie la chimie et les mathématiques à l’université de Dar es Salaam.
  • Travaille comme professeur de chimie et de mathématiques.
  • Élu député pour la première fois en 1995
  • Devient ministre en 2000
  • Élu président pour la première fois en 2015
  • Obtient un second mandat en 2020

En janvier 2016, deux mois à peine après le début de son mandat, son administration annonce que la télévision publique ne diffuserait plus les débats parlementaires en direct, officiellement par mesure de réduction des coûts.

L’opposition y a vu une censure, car c’est l’un des rares moyens pour elle de demander des comptes au gouvernement. Elle prévoit des manifestations contre cette interdiction, mais le gouvernement réagit en interdisant toutes les protestations.

Un autre exemple de cette censure a été la réponse de Magufuli à une chanson de 2017 du rappeur tanzanien populaire Nay wa Mitego. Moins d’un jour après sa sortie, Mitego s’est retrouvé en garde à vue.

Il a été accusé d’insulter le président et de calomnier le gouvernement pour sa chanson qui comprenait les paroles prémonitoires :

“L’artiste à la voix rauque, dont le vrai nom est Emmanuel Elibariki, avait rappé : “Y a-t-il encore une liberté d’expression dans ce pays ?

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USA: Conditions de vie difficiles pour des centaines de migrants bloqués à la frontière avec le Mexique

Les groupes humanitaires affirment que le nombre de migrants à la frontière américano-mexicaine a augmenté progressivement depuis que l’administration Biden a pris fonction.

Ils arrivent dans l’espoir de demander l’asile ou le statut de réfugié afin de pouvoir vivre aux États-Unis. Laura Sepulveda s’est rendue sur place.

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Pourquoi certains pays africains continuent d’utiliser le vaccin Oxford AstraZeneca alors que plusieurs pays européens l’ont suspendu

Les pays africains comptent beaucoup sur le vaccin Oxford AstraZeneca, moins cher et plus facile à stocker, pour lutter contre la propagation du coronavirus.

L’Allemagne et la France font partie des pays qui ont suspendu le déploiement du vaccin Oxford – Astra Zeneca par crainte qu’il ne soit lié à la formation de caillots sanguins chez les personnes qui l’ont reçu.

Quelque 24 nations africaines ont reçu environ 14 millions et demi de doses dans le cadre de l’initiative mondiale COVAX et beaucoup ont commencé à vacciner.

L’Inde a fait don du vaccin AstraZeneca au Kenya, à l’Ouganda, au Rwanda, à la République démocratique du Congo (RDC), au Ghana, à la Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Mozambique, à l’eSwatini, au Botswana, à Maurice et aux Seychelles.

L’Afrique du Sud, le pays le plus touché du continent, avait déjà retardé un plan de vaccination initial utilisant le vaccin d’AstraZeneca en raison de préoccupations quant à son efficacité contre une nouvelle variante du coronavirus. L’Afrique du Sud a offert à l’Union africaine le million de doses du vaccin AstraZeneca qu’elle avait commandé auprès du fournisseur indien, afin qu’il soit distribué à d’autres pays susceptibles de l’employer.

Comment ont réagi les autorités africaines ?

Mais en Afrique, seule la République démocratique du Congo semble suivre le mouvement initié par les nations européennes.

Les membres du Comité de la riposte contre la covid ont confirmé la suspension du lancement des opérations de vaccination afin de permettre aux experts de s’assurer de la conformité du vaccin par rapport aux compositions déclarées de leurs fabricants, en raison des inquiétudes concernant les cas de coagulation.

“Parmi les lots qui nous sont parvenus, nos laboratoires analysent pour voir la conformité de ces vaccins qui nous ont été fournis afin d’attester qu’ils ont effectivement conformes à la composition initiale des laboratoires qui les ont fabriqués pur éliminer toute suspicion, toutes les mauvaises rumeurs qui croient que nous recevons des produits piratés, des produits qui pourraient être toxiques pour notre population”, a déclaré ce mardi le ministre congolais de l’intérieur Gilbert Kankonde.

Le Sénégal, maintient la vaccination avec le vaccin AstraZeneca.

Selon Dr El hadji Mamadou Ndiaye, Directeur de la Prévention et porte-parole du Ministère de la Santé et de l’Action sociale, “il n’y a pas d’arguments scientifiques avérés par rapport à un quelconque effet secondaire indésirable”.

“C’est conforme aux recommandations de l’OMS et de l’agence Européenne du médicament”.

Un avis partagé par le Pr Daouda Ndiaye, chef du service de parasitologie et mycologie de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

“Pour les pays européens, il s’agit d’un retrait préventif. Si les essais cliniques avaient duré des années, tous les effets secondaires auraient été listés et répertoriés dans une fiche. Les effets secondaires existeront toujours”.

Cependant, il soutient que la vaccination doit se poursuivre avec Astrazeneca, car les pays n’ont pas les mêmes réalités.

“Ce qui est valable en Europe ou aux Etats-Unis ne l’est pas au Sénégal. Nous n’avons pas le même environnement, le même écosystème, le même phénotype. Donc il ne faut pas suivre à l’aveuglette, il faut continuer jusqu’à ce que les spécialistes ici fassent les mêmes constations et aller vers un arrêt suspensif si le pronostic vital était engagé ce qui n’est pas le cas encore”, affirme le spécialiste.

En Côte d’Ivoire, lors d’une allocution le ministre de la santé, le Dr Eugène Aouélé Aka a rappelé que sur 5 millions de personnes vaccinées seules 30 ont développé des caillots sanguins dont un cas de décès.

Le pays a reçu près de 500 000 doses de vaccins AstraZeneca. Mais selon le ministre les lots sont différents de ceux utilisés en Europe.

“Le vaccin utilisé en Côte d’Ivoire ne provient pas de la même usine de fabrication que le vaccin utilisé dans les pays européens concernés”.

Il a par ailleurs affirmé que des mesures de suivi des effets secondaires sont en place.

Les autorités sanitaires de l’Ouganda et du Nigeria ont déclaré qu’elles pensaient que le vaccin était sûr.

Les médias locaux nigérians disent que les gens qui reçoivent le vaccin AstraZeneca ressentent de graves effets secondaires. Mais le commissaire à la santé de Lagos, le professeur Akin Abayomi, virologue, a déclaré que les effets secondaires diffèrent d’une personne à l’autre et que certains ne ressentent aucun effet du tout.

Hier, la Somalie a reçu son premier lot de 300 000 doses du vaccin Oxford-AstraZeneca par l’intermédiaire de Covax. Le président Farmaajo a été photographié en train de recevoir son injection, déclarant qu’il avait confiance dans les efforts de vaccination du pays.

Que dit AstraZeneca ?

Selon AstraZeneca, environ 17 millions de personnes dans l’UE et au Royaume-Uni ont reçu une dose du vaccin, et moins de 40 cas de caillots sanguins ont été signalés jusqu’à la semaine dernière. Le laboratoire affirme que dans l’UE et au Royaume-Uni, 15 cas de thrombose veineuse profonde (TVP) – un caillot de sang dans une veine – et 22 cas d’embolie pulmonaire – un caillot de sang qui pénètre dans les poumons – ont été signalés parmi les personnes vaccinées.

Cependant, rien n’indique ni ne prouve que le vaccin soit lié ou responsable.

AstraZeneca a déclaré que ces chiffres étaient “beaucoup plus faibles que ce que l’on pourrait s’attendre à voir se produire naturellement dans une population générale de cette taille et qu’ils étaient similaires à ceux des autres vaccins Covid-19 autorisés”.

Que recommande l’OMS ?

Le Dr Richard Mihigo, chef de secteur de programme, Immunisation et développement de vaccins à l’OMS Afrique, a déclaré que l’OMS recommandait toujours son utilisation et qu’il craignait que les pays africains ne commencent à perdre confiance dans ce produit.

Selon lui, la décision de certains pays européens de suspendre le déploiement du vaccin Oxford avait suscité une certaine inquiétude à l’égard d’un produit dont l’innocuité a été prouvée jusqu’à présent – et risquait d’affecter l’adoption du vaccin en Afrique.

Le Dr Mihigo a déclaré que la sécurité du vaccin d’AstraZeneca avait été soigneusement examiné et a exhorté les pays à prendre des décisions fondées sur des preuves et des données. Il a dit qu’il espérait que les résultats des examens de l’OMS et de l’Agence européenne des médicaments rassureraient sur la possibilité de continuer à utiliser le vaccin sur le continent.

L’OMS a annoncé qu’elle communiquerait tout changement à ses recommandations officielles après examen.

Selon l’organisation les effets secondaires des vaccins COVID-19 comprennent la fièvre, les douleurs musculaires, les rougeurs au point d’injection, la fatigue, les maux de tête, la diarrhée, etc.

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Kolwezi : Lancement de travaux de forage et réfection des puits par l’entreprise Congo Business Investments, un projet cher à Mme la gouverneure AI Fifi Masuka

Le lancement officiel des travaux relatifs au projet de forage et de réfection de plusieurs dizaines de puits dans la province du Lualaba s’est tenu ce 15 mars 2021. Ce projet émane de la promesse de la gouverneure A.I, son excellence Fifi Masuka, pour faciliter l’accès à l’eau potable à tous les Lualabais. Selon elle, “les bidons jaunes resteront un souvenir désagréable lointain pour les Lualabais”.

En effet, l’augmentation de la population ainsi que le manque de moyens de la Regideso a diminué l’accessibilité à l’eau potable dans toute la province du Lualaba, occasionnant ainsi plusieurs éclosions de maladies des mains sales dans la province et des conditions sanitaires dangereuses pour la population. Pour y rémedier, la gouverneure AI Fifi Masuka a misé sur l’option de forages de plusieurs fontaines d’eaux disposant de dix robinets par fontaine, pour permettre à la population de s’approvisionner en eau potable avec des citernes de 10 000 m3 d’eau alimentées grâce à des systèmes solaires.

Situés à différents endroits de la province, des puits seront creusés dans plusieurs endroits stratégiques et permettront de desservir toute la population, incluant celle qui se trouvent dans les milieux ruraux.

C’est la société Congo Business Investments qui facilitera l’aboutissement de ce grand projet à travers un partenariat de grande envergure avec le gouvernorat de la province du Lualaba.

“Nous sommes si heureux de voir que les travaux commencent”, a rapporté M. Kasongo, un Lualabais qui pense que ceci mettra fin à la rareté l’eau, une denrée nécessaire et prioritaire pour la population. Les vendeuses du marché se sont également jointes à cette réjouissance en remerciant l’Autorité d’avoir mis en priorité ce projet qui, selon elles, “diminuerait les cas d’abus, de viols des jeunes ainsi que l’insécurité que subissaient les femmes et enfants à la recherche de l’eau potable dans des endroits éloignés et à des heures tardives”.

Dans le cadre du lancement des travaux, les puits du marché Richard Muyej et de Kasulu dans l’enceinte de l’église méthodiste étaient les principales cibles de réfection suite aux actes de vandalisme encourus dans le passé par manque de suivis après leur inauguration.

Ayant une grande vision pour la province du Lualaba, la gouverneure AI Fifi Masuka est confiante que ce projet valorisera sa province en répondant à un besoin criant de sa population, et pourrait même servir d’exemple aux autres provinces afin de promouvoir une image positive du grand et riche pays qu’est la république démocratique du Congo.

Par La Voix de l’Afrique au Canada

Ces découvertes sur le VIH en RDC qui “donnent de l’espoir pour la guérison”

La découverte d’un grand groupe de personnes dont l’organisme contrôle naturellement le VIH sans prendre de médicaments laisse espérer une guérison éventuelle, selon les scientifiques.

L’étude révèle que jusqu’à 4 % des porteurs du VIH en République démocratique du Congo sont capables de neutraliser le virus.

En général, moins de 1 % des personnes séropositives sont capables de le faire.

Cela pourrait servir de tremplin à d’autres recherches visant à mettre au point un vaccin ou de nouveaux traitements pour lutter contre le virus qui cause le sida, affirment les chercheurs.

“Lorsque nous avons commencé à voir les données de l’étude, nous avons été surpris, mais nous avons aussi été enthousiasmés”, réagit Mary Rodgers, responsable scientifique de l’étude, à la BBC.

“Cela pourrait signifier que c’est quelque chose que nous pouvons réellement guérir”, dit-elle.

Les résultats, publiés dans eBioMedicine, qui fait partie de la famille des revues médicales The Lancet, ont porté sur des échantillons prélevés sur des personnes vivant avec le VIH entre 1987 et 2019.

L’équipe comprenait des scientifiques de la société pharmaceutique Abbott, de l’Université protestante au Congo, de Johns Hopkins, de l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses et de l’Université du Missouri – Kansas City.

Le Dr Rodgers, responsable du programme mondial de surveillance virale d’Abbott, renseigne que le groupe de la République démocratique du Congo est le plus important détecté dans un pays – entre 2,7 et 4,3 %. Un autre 1% des personnes vivant avec le VIH au Cameroun est également identifié comme contrôlant bien le virus sans médicaments.

“Cela n’a jamais vraiment été vu auparavant, en général nous trouvons moins de 1% de toutes les personnes séropositives qui sont capables de supprimer le virus naturellement”, souligne-t-elle.

Actuellement, la plupart des personnes vivant avec le VIH doivent prendre quotidiennement des médicaments antirétroviraux pour combattre le virus et réduire leur charge virale.

On ne sait pas encore comment les soi-disant “contrôleurs d’élite” découverts en RD Congo sont capables de supprimer leur infection au VIH.

Mais le Dr Rodgers estime qu’il est essentiel de comprendre comment le groupe est parvenu à maintenir une charge virale faible ou indétectable pour contrôler le virus.

Elle a toutefois signalé la nécessité de poursuivre les recherches, tout en rappelant des études antérieures qui ont montré que ce groupe de personnes pouvait potentiellement perdre sa protection au fur et à mesure de la progression de la maladie.

Le VIH a attiré l’attention du monde entier dans les années 1980. Il a infecté 76 millions de personnes depuis lors et 38 millions de personnes vivent avec le virus, explique Abbott.

On pense qu’il est apparu il y a un siècle dans ce qui est aujourd’hui la République démocratique du Congo, et aujourd’hui le VIH touche de manière disproportionnée les femmes en Afrique subsaharienne.

Par BBC Afrique

Tanganyika : le gouvernement de Zoé Kabila décide d’expulser les étrangers en situation irrégulière

Le gouvernement provincial du Tanganyika a instruit les services spécialisés de l’Etat d’identifier tous les étrangers en situation irrégulière dans la ville de Kalemie, en vue de leur expulsion. Cette décision a été prise samedi 12 mars, par le Conseil des ministres présidé par le gouverneur Zoé Kabila.

« Le conseil des ministres demande à la Direction générale des Migrations d’expulser immédiatement ceux ayant des visas touristiques en pratiquant le petit commerce, et ceux en situation irrégulière », a rapporté le ministre provincial de la Communication et médias, et porte-parole du gouvernement, Dieudonné Kamona.

Selon le compte-rendu du Conseil des ministres, cette mesure a été prise après que le gouvernement provincial a constaté une présence massive des étrangers en situation irrégulière dans la ville de Kalemie. Ces personnes exercent le petit commerce, au mépris de la loi.

« Il y a la présence massive des étrangers des pays voisins qui circulent dans la ville et qui passent nuit presque 5, 10 personnes dans une même maison, et pratiquent le petit commerce parfois en situation irrégulière », a décrié le ministre Kamona.

Il a indiqué que le ministre de l’Intérieur et son collègue en charge du Commerce ont été instruits, chacun en ce qui le concerne, d’identifier tous les étrangers en situation irrégulière.

« Les petits commerces sont réservés aux nationaux et non aux étrangers, conformément à l’ordonnance-loi numéro 90/046 du 08 aout 1990 », a rappelé Dieudonné Kamona.

Parmi les autres points examinés par le conseil des ministres, figurent entre autres le projet de création du Comité provincial de paix et de développement du Tanganyika (CPPD), le projet participatif de réhabilitation des symboles de l’Etat à travers les ETD, le dossier de demande d’autorisation pour la capture des crocodiles, et le rapport sur l’inondation dans le territoire de Moba.

Par Radio Okapi

Sandrine Mubenga, la femme qui contrôle le secteur de l’énergie moderne en RDC

Après avoir frôlé la mort par manque d’électricité, Sandrine Mubenga a décidé de devenir une spécialiste de l’énergie. Depuis l’année dernière, elle dirige l’Autorité de régulation de l’électricité, en République démocratique du Congo. Professeure en génie électrique à l’Université de Toledo dans l’État de l’Ohio, Sandrine Mubenga partage aujourd’hui sa vie entre les États-Unis et son pays natal, le Congo-Kinshasa.

Elle est loin cette période où à 17 ans, Sandrine Mubenga a failli être emportée par une appendicite aiguë à Kikwit – elle s’en souvient comme si c’était hier –, parce qu’il n’y avait pas de carburant pour faire fonctionner le groupe électrogène qui fournissait l’électricité dans la ville principale de la province du Kwilu. Et de cette mésaventure est née une passion et une détermination. Pour elle, « il est inadmissible que des gens meurent à cause » simplement « du manque d’électricité » . La voici partie étudier à Kinshasa l’année suivante et aux États-Unis un an plus tard, à l’université de Toledo, pour se spécialiser en électricité.

Elle mène de brillantes études et entame une carrière prometteuse de chercheuse dans ce pays d’adoption, mais elle a toujours le regard tourné vers le Congo-Kinshasa et son manque d’énergie moderne.

Un rêve de voir la RDC déployer son potentiel électrique  

Dans un pays qui produit peu d’électricité (moins de 3 000 Méga Watts sur le réseau national) malgré son potentiel immense, Sandrine Mubenga a été nommée à la tête de l’Autorité de régulation de l’électricité, un organe qui n’existait pas.

« C’est un grand défi, un grand challenge. Dès que j’ai été nommée, il y avait des priorités. Il fallait trouver la logistique, recruter le personnel essentiel qui allait m’aider à mettre sur place certaines actions, mais il fallait aussi trouver des financements de notre structure. »

Article de Stanislas Ndayishimiye – Lire la suite sur RFI

RDC: perquisition chez l’ex-chef des renseignements Kalev Mutond, recherché par la justice

La justice et les forces de l’ordre sont à la recherche de Kalev Mutond, l’ex-chef de l’Agence nationale de renseignements (ANR) visé par une dizaine de plaintes d’anciens détenus. Kalev Mutond n’était pas chez lui jeudi 11 mars lorsque la police a perquisitionné sa résidence dans la commune de Ngaliema. L’ex-homme fort sous la présidence de Joseph Kabila n’avait pas honoré les deux premières convocations qui lui avaient été lancées par le parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe.

L’avis de recherche a été émis par le procureur général de Kinshasa – Gombe, en début d’après-midi.  Ce dernier a pris l’affaire en main après que Kalev Mutond a récusé le magistrat Robert Kumbu qui instruisait le dossier.

L’ex-super flic sous sanctions des États-Unis soupçonnait ce magistrat de vouloir régler des comptes sur fond d’une inimitié personnelle et l’accusait d’acharnement. C’est le même magistrat qui a délivré le mandat d’amener, accompagné d’un autre mandat de perquisition, mercredi.

Selon Kalev Mutond, joint au téléphone, une dizaine de policiers a perquisitionné sa maison vers 5 heures en son absence. Bureau privé, véhicules et autres pièces de la maison ont été perquisitionnés en présence de sa fille, rapporte celui que le parquet considère désormais comme un fugitif.

On ne sait pas où se serait retranché Kalev Mutond, par ailleurs sous sanctions américaines depuis décembre 2016. Ses proches assurent qu’il est toujours dans la capitale, mais ne veut pas être victime d’un « complot ».

L’ex-chef des renseignements estime depuis plusieurs jours que les procédures le concernant ne sont pas respectées. Il assure que son successeur à la tête de l’ANR a répondu par un avis négatif à la demande du parquet de déclencher une procédure judiciaire contre lui sur base de faits commis dans l’exercice de ses fonctions.

Les accusations contenues dans les plaintes qui le visent sont lourdes : l’ancien chef de l’Agence nationale de renseignements est soupçonné d’arrestations arbitraires, tortures physiques et morales, traitements inhumains et dégradants et tentatives d’assassinat.

Par Pascal Mulegwa @ RFI

Patrice Motsepe désigné président de la CAF

Le Sud-Africain Patrice Motsepe, seul candidat en lice, a été désigné président de la Confédération africaine de football (CAF), vendredi pendant la 43e assemblée générale de l’organisation à Rabat.

“C’est un immense honneur pour moi”, a dit l’homme d’affaires de 59 ans, qui avait été adoubé par la Fifa, en saluant “l’unité” de l’organisation.

Le président des Mamelodi Sundowns succède ainsi au Malgache Ahmad Ahmad, suspendu de ses fonctions à l’été 2019, avant la fin de son mandat pour plusieurs violations éthiques, dont la “distribution de cadeaux” et le “détournement de fonds”.

Motsepe, un self-made man jusque-là relativement inconnu du monde sportif, faisait figure d’outsider jusqu’à ce que ses trois rivaux, le Sénégalais Augustin Senghor, le Mauritanien Ahmed Yahya et l’Ivoirien Jacques Anouma, se rallient à sa candidature quelques jours avant le vote.

Les trois ont obtenu en contrepartie la garantie de postes, respectivement, de premier et second vice-présidents et de conseiller du futur président, avec un “programme commun”.

“Vous avez tous la même vision aujourd’hui, c’est la célébration de cette unité”, a déclaré le président de la Fifa Gianni Infantino à l’ouverture des débats, dans un hôtel de Rabat.

“Ensemble on gagne (…) Le foot c’est un sport d’équipe, la valeur la plus importante du foot c’est l’esprit d’équipe”, a-t-il dit en réponse au mouvement de grogne soulevé par ce que certains considèrent comme un interventionnisme de la Fifa.

Déjà pendant six mois, au second semestre 2019, la mise sous tutelle de la CAF, avec la présence au siège du Caire de la Secrétaire générale de la Fifa, la Sénégalaise Fatma Samoura, avait hérissé de nombreux membres de la Confédération.

Par Africa News

Afrique du Sud : le roi des Zoulous est mort

Goodwill Zwelithini, s’en est allé. Le roi vénéré des Zoulous d’Afrique du Sud, est décédé vendredi des suites du diabète après des semaines d’hospitalisation. Il avait 72 ans.

C’est Mangosuthu Buthelezi, influent homme politique sud-africain et prince zoulou qui annoncé la mort de celui qui a occupé pendant près de 50 ans le trône du royaume zoulou. “C’est avec la plus grande tristesse que j’informe la nation du décès de Sa Majesté le Roi Goodwill Zwelithini …. Roi de la nation zouloue“, a-t-il écrit.

C’est en 1971 Goodwill Zwelithini accédât au pouvoir trois ans après la mort de son père. Il était alors âgé de 23 ans.

Même s’il n’avait pas de prérogatives officielles, Goodwill Zwelithini exerçait cependant une influence sur des millions de zoulous en Afrique du Sud. Environ plus de 22 % de la population sud-africaine.

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