Tanganyika : le gouvernement de Zoé Kabila décide d’expulser les étrangers en situation irrégulière

Le gouvernement provincial du Tanganyika a instruit les services spécialisés de l’Etat d’identifier tous les étrangers en situation irrégulière dans la ville de Kalemie, en vue de leur expulsion. Cette décision a été prise samedi 12 mars, par le Conseil des ministres présidé par le gouverneur Zoé Kabila.

« Le conseil des ministres demande à la Direction générale des Migrations d’expulser immédiatement ceux ayant des visas touristiques en pratiquant le petit commerce, et ceux en situation irrégulière », a rapporté le ministre provincial de la Communication et médias, et porte-parole du gouvernement, Dieudonné Kamona.

Selon le compte-rendu du Conseil des ministres, cette mesure a été prise après que le gouvernement provincial a constaté une présence massive des étrangers en situation irrégulière dans la ville de Kalemie. Ces personnes exercent le petit commerce, au mépris de la loi.

« Il y a la présence massive des étrangers des pays voisins qui circulent dans la ville et qui passent nuit presque 5, 10 personnes dans une même maison, et pratiquent le petit commerce parfois en situation irrégulière », a décrié le ministre Kamona.

Il a indiqué que le ministre de l’Intérieur et son collègue en charge du Commerce ont été instruits, chacun en ce qui le concerne, d’identifier tous les étrangers en situation irrégulière.

« Les petits commerces sont réservés aux nationaux et non aux étrangers, conformément à l’ordonnance-loi numéro 90/046 du 08 aout 1990 », a rappelé Dieudonné Kamona.

Parmi les autres points examinés par le conseil des ministres, figurent entre autres le projet de création du Comité provincial de paix et de développement du Tanganyika (CPPD), le projet participatif de réhabilitation des symboles de l’Etat à travers les ETD, le dossier de demande d’autorisation pour la capture des crocodiles, et le rapport sur l’inondation dans le territoire de Moba.

Par Radio Okapi

Sandrine Mubenga, la femme qui contrôle le secteur de l’énergie moderne en RDC

Après avoir frôlé la mort par manque d’électricité, Sandrine Mubenga a décidé de devenir une spécialiste de l’énergie. Depuis l’année dernière, elle dirige l’Autorité de régulation de l’électricité, en République démocratique du Congo. Professeure en génie électrique à l’Université de Toledo dans l’État de l’Ohio, Sandrine Mubenga partage aujourd’hui sa vie entre les États-Unis et son pays natal, le Congo-Kinshasa.

Elle est loin cette période où à 17 ans, Sandrine Mubenga a failli être emportée par une appendicite aiguë à Kikwit – elle s’en souvient comme si c’était hier –, parce qu’il n’y avait pas de carburant pour faire fonctionner le groupe électrogène qui fournissait l’électricité dans la ville principale de la province du Kwilu. Et de cette mésaventure est née une passion et une détermination. Pour elle, « il est inadmissible que des gens meurent à cause » simplement « du manque d’électricité » . La voici partie étudier à Kinshasa l’année suivante et aux États-Unis un an plus tard, à l’université de Toledo, pour se spécialiser en électricité.

Elle mène de brillantes études et entame une carrière prometteuse de chercheuse dans ce pays d’adoption, mais elle a toujours le regard tourné vers le Congo-Kinshasa et son manque d’énergie moderne.

Un rêve de voir la RDC déployer son potentiel électrique  

Dans un pays qui produit peu d’électricité (moins de 3 000 Méga Watts sur le réseau national) malgré son potentiel immense, Sandrine Mubenga a été nommée à la tête de l’Autorité de régulation de l’électricité, un organe qui n’existait pas.

« C’est un grand défi, un grand challenge. Dès que j’ai été nommée, il y avait des priorités. Il fallait trouver la logistique, recruter le personnel essentiel qui allait m’aider à mettre sur place certaines actions, mais il fallait aussi trouver des financements de notre structure. »

Article de Stanislas Ndayishimiye – Lire la suite sur RFI

RDC: perquisition chez l’ex-chef des renseignements Kalev Mutond, recherché par la justice

La justice et les forces de l’ordre sont à la recherche de Kalev Mutond, l’ex-chef de l’Agence nationale de renseignements (ANR) visé par une dizaine de plaintes d’anciens détenus. Kalev Mutond n’était pas chez lui jeudi 11 mars lorsque la police a perquisitionné sa résidence dans la commune de Ngaliema. L’ex-homme fort sous la présidence de Joseph Kabila n’avait pas honoré les deux premières convocations qui lui avaient été lancées par le parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe.

L’avis de recherche a été émis par le procureur général de Kinshasa – Gombe, en début d’après-midi.  Ce dernier a pris l’affaire en main après que Kalev Mutond a récusé le magistrat Robert Kumbu qui instruisait le dossier.

L’ex-super flic sous sanctions des États-Unis soupçonnait ce magistrat de vouloir régler des comptes sur fond d’une inimitié personnelle et l’accusait d’acharnement. C’est le même magistrat qui a délivré le mandat d’amener, accompagné d’un autre mandat de perquisition, mercredi.

Selon Kalev Mutond, joint au téléphone, une dizaine de policiers a perquisitionné sa maison vers 5 heures en son absence. Bureau privé, véhicules et autres pièces de la maison ont été perquisitionnés en présence de sa fille, rapporte celui que le parquet considère désormais comme un fugitif.

On ne sait pas où se serait retranché Kalev Mutond, par ailleurs sous sanctions américaines depuis décembre 2016. Ses proches assurent qu’il est toujours dans la capitale, mais ne veut pas être victime d’un « complot ».

L’ex-chef des renseignements estime depuis plusieurs jours que les procédures le concernant ne sont pas respectées. Il assure que son successeur à la tête de l’ANR a répondu par un avis négatif à la demande du parquet de déclencher une procédure judiciaire contre lui sur base de faits commis dans l’exercice de ses fonctions.

Les accusations contenues dans les plaintes qui le visent sont lourdes : l’ancien chef de l’Agence nationale de renseignements est soupçonné d’arrestations arbitraires, tortures physiques et morales, traitements inhumains et dégradants et tentatives d’assassinat.

Par Pascal Mulegwa @ RFI

Patrice Motsepe désigné président de la CAF

Le Sud-Africain Patrice Motsepe, seul candidat en lice, a été désigné président de la Confédération africaine de football (CAF), vendredi pendant la 43e assemblée générale de l’organisation à Rabat.

“C’est un immense honneur pour moi”, a dit l’homme d’affaires de 59 ans, qui avait été adoubé par la Fifa, en saluant “l’unité” de l’organisation.

Le président des Mamelodi Sundowns succède ainsi au Malgache Ahmad Ahmad, suspendu de ses fonctions à l’été 2019, avant la fin de son mandat pour plusieurs violations éthiques, dont la “distribution de cadeaux” et le “détournement de fonds”.

Motsepe, un self-made man jusque-là relativement inconnu du monde sportif, faisait figure d’outsider jusqu’à ce que ses trois rivaux, le Sénégalais Augustin Senghor, le Mauritanien Ahmed Yahya et l’Ivoirien Jacques Anouma, se rallient à sa candidature quelques jours avant le vote.

Les trois ont obtenu en contrepartie la garantie de postes, respectivement, de premier et second vice-présidents et de conseiller du futur président, avec un “programme commun”.

“Vous avez tous la même vision aujourd’hui, c’est la célébration de cette unité”, a déclaré le président de la Fifa Gianni Infantino à l’ouverture des débats, dans un hôtel de Rabat.

“Ensemble on gagne (…) Le foot c’est un sport d’équipe, la valeur la plus importante du foot c’est l’esprit d’équipe”, a-t-il dit en réponse au mouvement de grogne soulevé par ce que certains considèrent comme un interventionnisme de la Fifa.

Déjà pendant six mois, au second semestre 2019, la mise sous tutelle de la CAF, avec la présence au siège du Caire de la Secrétaire générale de la Fifa, la Sénégalaise Fatma Samoura, avait hérissé de nombreux membres de la Confédération.

Par Africa News

Afrique du Sud : le roi des Zoulous est mort

Goodwill Zwelithini, s’en est allé. Le roi vénéré des Zoulous d’Afrique du Sud, est décédé vendredi des suites du diabète après des semaines d’hospitalisation. Il avait 72 ans.

C’est Mangosuthu Buthelezi, influent homme politique sud-africain et prince zoulou qui annoncé la mort de celui qui a occupé pendant près de 50 ans le trône du royaume zoulou. “C’est avec la plus grande tristesse que j’informe la nation du décès de Sa Majesté le Roi Goodwill Zwelithini …. Roi de la nation zouloue“, a-t-il écrit.

C’est en 1971 Goodwill Zwelithini accédât au pouvoir trois ans après la mort de son père. Il était alors âgé de 23 ans.

Même s’il n’avait pas de prérogatives officielles, Goodwill Zwelithini exerçait cependant une influence sur des millions de zoulous en Afrique du Sud. Environ plus de 22 % de la population sud-africaine.

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Hamed Bakayako: ces choses que vous ne saviez pas sur lui et qui l’ont rendu populaire?

Les hommes politiques sont généralement issus de l’élite et ils ne sont pas souvent proches des masses. Leur parcours, leur expérience et leur agenda chargé les maintiennent souvent éloignés des préoccupations des populations.

Hamed Bakayoko n’était pas de ceux-là. L’ancien Premier ministre ivoirien n’a jamais coupé le lien qui l’unit aux populations. Voici ce qui faisait qu’il était considéré comme un homme du peuple.

Parcours inspirant

Hamed Bakayoko n’a pas fait de brillantes études supérieures. A part le baccalauréat, on ne lui connaît pas d’autres diplômes. Mais il n’a jamais pris cela pour un handicap et cela ne l’a pas empêcher de gravir les échelons et devenir un homme politique de premier plan dans son pays la Côte d’Ivoire. You You Toit Rouge, ex-manager de Dj Arafat, rappelle les conseils que lui donnait celui qu’il appelle “l’homme fort de la Côte d’Ivoire”.

Par BBC Afrique

Montréal: Morte après un cri de détresse

La famille de la femme de 44 ans veut une enquête sur les soins qu’elle a reçus dans un hôpital de la Rive-Sud

Une mère de famille réfugiée d’origine camerounaise est morte quelques jours après avoir lancé un bouleversant appel à l’aide sur les réseaux sociaux dans une vidéo filmée en direct de l’hôpital.

Dans une vidéo qui circule abondamment sur les réseaux sociaux et qui suscite de vives réactions, on voit Mireille Ndjomouo lancer péniblement un appel à l’aide pour qu’on la «sorte» de l’Hôpital Charles-Le Moyne, à Longueuil, où elle affirme se sentir en danger. 

La vidéo n’est pas sans rappeler celle de Joyce Echaquan, morte à l’hôpital de Joliette en septembre dernier après avoir lancé un cri de détresse dans une vidéo qui, publiée sur Facebook, a fait le tour du web.

«Je n’arrive plus à respirer. J’ai des boutons partout sur le corps. […] Ma bouche est paralysée. J’ai plein de douleurs», dit-elle, la bouche enflée et le souffle court, en se filmant. Elle affirme avoir été traitée avec de la pénicilline, et avoir pourtant averti le personnel qu’elle y était allergique.

«Ils sont en train de me tuer. Sauvez ma vie, j’ai des enfants et je ne veux pas mourir. […] Je vous en supplie», poursuit avec un filet de voix la femme de 44 ans arrivée au Québec il y a 4 ans.

Mireille Ndjomouo est finalement morte mardi. Sa sœur, qui est infirmière, se questionne sur les soins qu’elle a reçus.

«Le traitement n’était pas humain. Il y a eu un manque de respect et un manque de dignité, affirme Christine Ndjomouo, qui est infirmière clinicienne. Elle était très enflée et on ne faisait rien», a-t-elle constaté lorsqu’elle a pu visiter sa sœur dimanche.

La situation était telle que Mireille Ndjomouo n’avait plus aucune confiance envers le personnel soignant. «Personne ne l’écoutait», poursuit-elle.

Enquête demandée

La famille et la communauté camerounaise demandent que la lumière soit faite sur le séjour de Mireille Ndjomouo à l’Hôpital Charles-Le Moyne, où une manifestation est prévue samedi.

«Il y a beaucoup de questions et il faut aujourd’hui qu’on essaie d’y répondre, explique le président de la Jeune Chambre de commerce camerounaise du Canada, Pierre Marc Ngamaleu. Il faut non seulement une enquête interne, mais aussi que le Collège des médecins fasse une enquête», pense-t-il.

Ce dernier a été «bouleversé» en voyant la vidéo dimanche dernier. Il s’est présenté le jour même à l’hôpital, comme l’ont fait une cinquantaine d’autres personnes, plusieurs de la communauté camerounaise de Montréal, qui ont visionné la vidéo.

L’hôpital aurait également reçu, dimanche, des centaines d’appels de personnes alarmées par la situation, selon M. Ngamaleu.

Après des heures de négociation et de pression, l’hôpital aurait finalement accepté, dimanche, que Mme Ndjomouo soit transférée à l’Hôpital général juif de Montréal, où les médecins ont constaté qu’elle était mal en point, raconte sa sœur.

Mardi, les médecins auraient posé un diagnostic de lymphome, un cancer du système lymphatique, et elle serait morte une heure plus tard.

Impossible de savoir si Mme Ndjomouo aurait pu être sauvée par une intervention plus rapide. Néanmoins, sa sœur croit qu’elle a perdu du temps à l’Hôpital Charles-Le Moyne, où l’on n’aurait fait que des hypothèses sur son état, selon sa version des faits.

«Quand un décès survient aussi vite que ça, il faut l’expliquer, pense le président du Conseil de la protection des malades, Paul Brunet. Ça prend une enquête du coroner et une autopsie.»

Sa mort a créé une onde de choc dans la communauté. Joseph Kamta, la seule autre personne qui ait pu visiter Mme Ndjomouo avec sa sœur, est encore ébranlé. «Normalement, à l’hôpital, on se sent en sécurité», déplore-t-il, éclatant en sanglots.

Joyce Echaquan

Le veuf de Joyce Echaquan, morte sous des insultes racistes à l’hôpital de Joliette, a réagi à la mort de Mireille Ndjomouo dans un direct sur Facebook, mercredi soir. 

«J’ai été troublé par ce que j’ai appris sur le décès de Mireille, cette dame qui, plus tôt cette semaine, tout comme Joyce, a lancé un cri de détresse de son lit d’hôpital», a déclaré Carol Dubé, évoquant la question du racisme systémique dans le système de santé.

Selon nos informations et les témoignages recueillis, rien n’indique pour le moment que la femme ait été victime de quelque forme de racisme.

«Le PDG a mandaté la direction de la qualité pour examiner la situation», a succinctement commenté la conseillère-cadre aux relations médias du CISSS de la Montérégie-Centre, Martine Lesage. Le CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal a refusé de commenter le dossier de Mme Ndjomouo.


Le Bureau du coroner a indiqué vendredi matin au Journal avoir ouvert une enquête «pour déterminer les causes et les circonstances qui ont mené au décès de Madame Mireille Ndjomouo».

Par Olivier Faucher @ Le Journal de Montréal