Message de Jean-Luc Kienge, Président des Oubliés de la planète et des Sans voix RDC, pour une bonne cohabitation entre “Katangais” et “Kasaiens”

“Je n’ai ni argent ni or, mais ce que j’ai, je te le donne. Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche!” : Actes 3:6 de la Bible.

En lisant la Bible ce matin je suis tombé sur ce verset rapportant les paroles du fervent apôtre Pierre qui démontre encore à ce jour, l’importance de la fraternité au sein des commumautés, des pays, des gouvernements, bref de la terre, ainsi que la puissance et la capacité des paroles à créer l’inexistant, la foi, la vie, l’espoir et bien de bonheur et des maux dépendemment de leur manière d’utilisation.

Même les sciences toutes confondues ont bel et bien démontré que l’Homme, donc l’être humain, a besoin de l’autre pour survivre.

Je ne suis pas entrain de dire que le vivre-ensemble est une obligation ou que c’est facile, mais plutôt que c’est une nécessité, un processus d’apprentissage continu, d’adaptation, de compréhension de la place de soi et de l’autre dans la société, etc.

En me basant sur mon humble compréhension, le Congo, donc notre chère république démocratique du Congo (RDC) est un pays et il est indivisible.

La RDC regroupe un peuple : le peuple congolais. Et chaque citoyen congolais, selon que le déclare la constitution, a le droit de vivre et de travailler où il veut, et cela dans le respect des lois du pays comme il l’est requis pour tout Citoyen congolais.

Chers frères et soeurs Congolais,

L’heure n’est plus à la division!
L’heure n’est plus aux calomnies!
L’heure n’est plus à l’instrumentalisation!
L’heure n’est plus à la victimisation!

Nos enfants nous regardent. Des générations parleront de nos choix et des actions prises d’aujourd’hui.

De ce fait, agissons et choisissons le meilleur pour le bien-être du peuple congolais, toutes origines et tribus confondues.

“Congolais”, c’est ce que nous sommes avant de creuser dans nos origines les plus éloignées pour lesquelles, dans le cas des “Kasaiens” et “Katangais”, – puisque nous les citons dans ce texte -, ont une longue histoire de fraternité qui les relie avant celle de la division et de la manipulation souvent utilisées par certaines personnes oeuvrant dans la politique.

Levez-vous tous comme un seul homme, marchez ensemble et bâtissez le Grand Katanga et le Grand Kasai!!!

En le faisant ainsi, c’est le Congo qui gagnera et ce sont nos enfants qui nous remercieront!

Ce n’est qu’ensemble que nous réussirons. Cela sera un grand miracle dans les siècles à venir pour ce grand pays, et nos descendants pourront dire fièrement que le miracle de ce message que je vous transmets aujourd’hui, aussi court soit-il, s’est accompli et a permis d’éviter l’instrumentalisation des politiciens dans cette situation dans laquelle si des actions concrêtes ne sont pas prises maintenant, les conséquences pourront être néfastes…

Peuple congolais, Kasaiens et Katangais, nous sommes tous des frères et soeurs.

Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, levez-vous et marchez maintenant pour rebâtir le Congo comme était le voeu de Kimbangu, Lumumba, Tshombe, Mobutu, Kabila et Tshisekedi!

Ce n’est que dans l’unité que le peuple congolais réussira!

Que Dieu bénisse la RDC!

Par Jean-Luc Kienge

Président des Oubliés de la planète et des Sans voix RDC

Sommet de Nairobi, une double victoire pour Kigali contre la présence de l’UPDF

Les chefs d’État d’Afrique de l’Est ont décidé de déployer une force militaire conjointe dans l’Est de la République démocratique du Congo pour faire face aux groupes armés opérant dans cette région.

Lors d’un sommet qui s’est tenu jeudi dans la capitale kenyane, Nairobi, les dirigeants régionaux ont décidé qu’une telle force devait être mobilisée avec effet immédiat.

Selon une déclaration du sommet, tous les groupes armés opérant dans l’Est de la RD Congo doivent participer sans condition à un processus politique visant à résoudre leurs griefs. Ceux qui ne le font pas seront traités militairement, poursuit le texte.

La résolution de ce sommet apparaît comme une double victoire pour Kigali, qui s’est toujours opposé à la présence des militaires ougandais de l’UPDF en RDC. Cette résolution aura également le mérite de permettre l’entrée des forces armées rwandaises sur le sol congolais sous couvert d’une force sous-régionale.

Le 08 février dernier, Les menaces du président Rwandais de déployer des troupes contre les rebelles des FDLR en RDC inquiètent les Congolais. Paul Kagame avait tenu ces propos à Kigali au Rwanda, lors de la prestation de serment des nouveaux ministres.

Dans sa déclaration, le président rwandais a insisté sur le danger qui pèse sur son pays en raison de la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l’est de la RDC, où sont également présents les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). Pour Kagame, Kinshasa devait autoriser son pays à envoyer des militaires comme pour l’UDPF ougandais dont il soupçonne de soutenir les rebelles FDLR pour venir déstabiliser son pays.

Même si la composition de cette force conjointe n’a pas encore été dévoilé, il y a lieu de se demander de son importance, car il existe déjà sur le sol congolais, des forces armées ougandaises et kényanes. L’armée rwandaise est la seule force armée majeure a y être absente.

La résolution finale de l’accord stipule qu’une fois accomplie, cette force militaire conjointe doit quitter le sol congolais au même moment.

Lu pour vous

Comment devenir membre du mouvement citoyen des Oubliés de la planète et des Sans voix de la RDC?

Après l’engouement suite au lancement officiel du mouvement citoyen des Oubliés de la planète et des Sans voix de la RDC par M. Jean-Luc Kienge, voici comment devenir membre et agir pour le changement et le bien-être social et économique des Congolais :

Se joindre au mouvement citoyen en appuyant ici

RDC: Jean-Luc Kienge Kimbila lance un mouvement citoyen pour le bien-être social et économique des Congolais

L’homme d’affaires congolais et membre de la société civile, Jean-Luc Kienge Kimbila lancera ce samedi 23 avril 2022 un mouvement citoyen baptisé Les oubliés de la planète et les Sans voix de la RDC pour le bien-être social et économique du peuple congolais, et plus particulièrement les oubliés et les sans voix.

“Si, comme nous, vous pensez que la RDC souffre d’avoir plusieurs sans voix ainsi que des oubliés sur le plan socio-économique, joignez-vous à nous en devenant membre ange-guardien des Oubliés de la Planète RDC », a déclaré l’homme d’affaires et philantrope congolais M. Jean-Luc Kienge. “L’objectif est de conscientiser le peuple congolais à se prendre en charge afin de trouver des solutions pour son bien être social et economique à travers divers formations dispensées par le mouvement citoyen Les oubliés de la planète”, a-t-il fini.

Pour plus d’informations sur M. Kienge, veuillez visiter son site Web.

Par la rédaction

Pascal Beveraggi le voleur? (VIDÉO)

 Voici trois motifs d’inadmissibilité de la LOI TSHIANI

Par Maître TSHISWAKA MASOKA Hubert, Avocat et défenseur des droits humains.

Dans sa lettre du 11 mars 2022 adressée au Président de l’Assemblée Nationale, le Professeur Docteur, Président TSHIANI MUADIAVITA Noël demande que les élus du peuple discutent, au cours de la session parlementaire qui a ouvert ses portes le 15 mars 2022, aux fins d’adoption d’une proposition de la loi dite « Loi Tshiani », déposée au bureau de cette institution, le 8 juillet 2021, par le député NSINGI PULULU.

D’après Noël TSHIANI, Président national du parti politique Force du Changement (FDC) qui fut candidat à l’élection présidentielle de 2018, la proposition de loi qui porte son nom, faciliterait le « verrouillage de l’accès aux fonctions de souveraineté nationale ». Elle viserait à empêcher à « la classe de congolais de loyauté partagée » d’accéder aux « fonctions de souveraineté », au sommet de l’Etat, fonctions qui seraient réservées à «la classe de congolais de loyauté à 100% ».

Ci-dessous, trois arguments pouvant éclairer les députés nationaux et l’opinion publique sur l’inadmissibilité d’une telle proposition, relativement aux coutumes congolaises, aux lois et la Constitution, ainsi qu’aux instruments juridiques internationaux dûment ratifiés par la République Démocratique du Congo (RDC).

Le président de la RDC, Félix Tshisekedi et l’avocat Me Hubert Tshiswaka
  1. Points importants de la proposition de la « loi Tshiani »

La proposition de la « loi Tshiani » ne discute pas de l’acquisition de la nationalité. Elle parle des congolais dont la nationalité d’origine est déjà reconnue, en s’articulant sur les deux points suivants :

i. La proposition de loi consacre deux classes de nationalité congolaise d’origine. Elle distingue, d’une part, des congolais nés de père et de mère appelés congolais à « loyauté sure / 100% ». D’autre part, des congolais nés d’une union dont l’un des parents est d’origine étrangère, dits congolais à « loyauté partagée »

ii. La proposition de loi se veut être un mécanisme légal de « protection des fonctions de souveraineté » contre la classe de congolais à « loyauté partagée ». Parmi ces fonctions, l’on cite notamment, celles du Président de la République, du Chef du Gouvernement, du Président du Senat et de l’Assemblée Nationale, du Président de la Cour Constitutionnelle et du Premier Président de la Cour de Cassation, du Chef d’Etat-major des FARDC, du Chef de la Police et des services des renseignements, du Gouverneur de la Banque Centrale.

2. Motif d’inadmissibilité fondé sur des coutumes.

Les coutumes ont une double importance avérée. Primo, elles s’appliquent telles qu’elles sont. Conformément à l’article 153 de la Constitution, « les Cours et Tribunaux, civils et militaires, appliquent […] la coutume pour autant que celle-ci ne soit pas contraire à l’ordre public ou aux bonnes mœurs ». Secundo, elles constituent une large source des lois. La combinaison des articles premier et dixième de la Constitution en vigueur, renseigne que ce qui est devenu la RDC, dans ses frontières du 30 juin 1960, à son indépendance, était constitué des personnes et d’un territoire, conformément aux coutumes des groupes ethniques qui y habitaient.

Les coutumes définissent l’autorité traditionnelle des groupes ethniques et la Constitution lui réserve un rôle actif dans l’administration de «l’Etat moderne». Le chef coutumier représente le pouvoir public au niveau local, participe à sa gestion aux niveaux provincial et national. Par la cooptation prévue à l’article 197 de la Constitution, certains membres des Assemblées provinciales sont choisis parmi des autorités traditionnelles et l’article 207 rend constitutionnel leur pouvoir, en lui reconnaissant son mode de dévolution.

« L’autorité coutumière est reconnue. Elle est dévolue conformément à la coutume locale, pour autant que celle-ci ne soit pas contraire à la Constitution, à la loi, à l’ordre public et aux bonnes mœurs ».

Bien plus, le Code de la Famille, en ses articles 340, 363 et 369, accorde à chaque groupe ethnique, conformément à ses coutumes, des prérogatives de déterminer la forme des fiançailles, la dot et la célébration du mariage. Et, son article 117 donne au père ou à la mère, la possibilité de déclarer la naissance de l’enfant à l’état civil, conséquemment, l’appartenance à la famille et au groupe ethnique.

A la suite de sa déclaration par ses parents, l’enfant est reconnu « Congolais d’origine », car, suivant l’esprit de l’article dixième de la Constitution, il appartient au groupe ethnique dont les personnes et le territoire font partie de ce qui est devenu la RDC, à son indépendance.

La loi Tshiani ne remet pas en cause la procédure coutumière d’établissement de la filiation, comme l’un des fondements de l’octroi de la nationalité congolaise d’origine. Par contre, elle tente de classifier des congolais, selon leur loyauté, e violation de la « Loi n° 04/024 du 12 novembre 2004 relative à la nationalité congolaise » qui, à son article 4, réaffirme que :

« Tous les groupes ethniques et nationalités dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République Démocratique du Congo) à l’indépendance, doivent bénéficier de l’égalité des droits et de la protection aux termes de la Loi en tant que citoyens ».

La conclusion sur ce premier argument d’inadmissibilité de la Loi Tshiani coule de soi, dans l’article 593 du Code la Famille qui rappelle que : « […] Toute discrimination entre Congolais basée sur les circonstances dans lesquelles leur filiation a été établie, est interdite ».

3. Motif d’inadmissibilité fondé sur la Constitution

Partant de la reconnaissance de la nationalité d’origine d’un enfant appartenant au groupe ethnique et territoire de la RDC, l’article 12 de la Constitution tranche :

« Tous les Congolais sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection des lois ».

Afin de boucher toute possibilité d’insertion de la loi Tshiani, l’article 13 de la Constitution explicite que :

« Aucun Congolais ne peut, en matière […] d’accès aux fonctions publiques […], faire l’objet d’une mesure discriminatoire, qu’elle résulte de la loi ou d’un acte de l’exécutif, en raison de sa religion, de son origine familiale, de sa condition sociale, de sa résidence, de ses opinions ou de ses convictions politiques, de son appartenance à une race, à une ethnie, à une tribu, à une minorité culturelle ou linguistique ».

De ce qui précède, il s’en suit que même une loi ne peut engendrer une quelconque discrimination contre des congolais, à cause de leur origine familiale.

Aux tenants de l’argument selon lequel la Loi Tshiani protégerait la souveraineté de l’Etat contre des personnes à loyauté partagée, l’article 5 de la Constitution répond que : « la souveraineté nationale appartient au peuple. […] Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice ».

En somme, au regard des contradictions ci-dessus avec la Constitution en vigueur en RDC, la loi Tshiani ne pourra être promulguée. Car, l’article 139 de la Constitution clarifie que : « La loi ne peut être promulguée que si elle a été déclarée conforme à la Constitution par la Cour constitutionnelle […] »

Si jamais, les défenseurs de la loi Tshiani pense réviser toutes ces dispositions constitutionnelles, afin d’arriver à une conformité factice, l’article 220 de la Constitution les rend forclos : « Est formellement interdite, toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne, […] »

4. Motif d’inadmissibilité fondé sur le droit international des droits humains

Pour rappel, l’article 215 de la Constitution stipule que « les traités et accords internationaux régulièrement conclus ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, […] ».

En matière des droits fondamentaux, la RDC a ratifié un très grand nombre d’instruments juridiques internationaux dont la Déclaration universelle des droits humains (DUDH) et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. Ces instruments sont publiés au Journal Officiel et leurs substances sont incluses dans la Constitution du pays qui, à son préambule, y réaffirme l’adhésion et l’attachement.

Fort de l’attachement à la DUDH par la RDC, l’opinion retiendra qu’à son article 21, cet instrument protège les droits de toute personne, dans des conditions d’égalité, à prendre part à la direction des affaires publiques ou accéder aux fonctions publiques de son pays.

Le troisième argument qui démontre l’inadmissibilité de la Loi Tshiani, résume sa contrariété au principe de l’égalité en droits pour tous, sans distinction aucune, qui prévaut à l’article premier de la DUDH. Et rappelle que « le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales consacrés dans la Constitution s’impose aux pouvoirs publics et à toute personne ». (Article 60 de la Constitution de la RDC).

CONCLUSION

Premièrement, la Loi Tshiani est inadmissible au parlement, car, elle est une loi de classification, catégorisation ou séparation des congolais, en fonction d’une présomption de loyauté sure à 100% et d’une loyauté partagée ou douteuse. Ainsi, elle est injuste, discriminatoire et anticonstitutionnelle.

Deuxièmement, la loi Tshiani est inadmissible, car son auteur, un individu ou groupe d’individus, se présumant de loyauté sure à 100%, tente de s’en servir, afin de s’arroger ou s’octroyer l’exclusivité des prérogatives de l’exercice de la souveraineté de l’Etat, au détriment d’un autre individu ou groupe d’individus, présentés comme étant à loyauté partagée.

Les trois motifs d’inadmissibilité se résument comme suit :

  1. La Loi Tshiani est contraire aux instruments juridiques internationaux qui interdisent toute forme d’apartheid qui consacrerait la discrimination entre citoyens, en fonction de l’origine de leurs parents.
  2. La Loi Tshiani est contraire à la Constitution, à la loi sur la nationalité, au Code de la famille et au Code électoral qui prônent le principe d’égale protection des lois de la République, dans l’exercice et la jouissance des droits des citoyens.
  3. La Loi Tshiani est contraire aux coutumes des groupes ethniques de la RDC, socles sine qua non à l’octroi de la nationalité congolaise d’origine, selon lesquelles, il n’y a pas d’enfants loyaux à 100% ni d’enfants à loyauté partielle. Ils sont tous protégés de la même façon, dans leurs familles.

Par Maître Hubert Tshiswaka

Pascal Beveraggi, le voleur?

INTOX ET INFOX, Stratégies Habituelles de Pascal BEVERRAGI pour faire croire que NB MINING AFRICA aurait récupéré les Avoirs de ASTALIA INVESTMENT LIMITED (MCK SARL).

Il vous souviendra que, plus d’une fois, l’opinion a déjà été abusée par des fausses alertes de Monsieur BEVERAGGI et « son équipe de communication » qui s’adonnaient à des manifestations de joie chimériques au motif fallacieux d’avoir récupéré, par décision de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe, un patrimoine d’autrui que l’on ne peut donc recevoir que du propriétaire et non de la justice quand bien même cette dernière serait en état de putréfaction avancée.

En effet, Monsieur Pascal BEVERAGGI, réfugié en Afrique et simple employé de Monsieur Moïse KATUMBI dans la société MCK SARL, était certes gracieusement payé pour ne pas mourir de faim mais pas au point de se constituer une fortune qui pourrait lui permettre de racheter la société qui l’employait et qui engendrait des bénéfices qui s’évaluaient en plusieurs centaines des millions de dollars américains. Tous les rêves sont permis, diraient certains, mais la réalité n’est malheureusement pas du domaine des rêves.

Se sachant financièrement et même socialement dans une situation qui ne pourrait pas lui permettre d’acquérir un empire financier où il a trouvé refuge, Monsieur Pascal BEVERAGGI entreprit de concevoir un montage criminel pour faire main basse sur la société MCK SARL de Monsieur Moïse KATUMBI.

Ce montage criminel repose notamment et essentiellement sur des tentatives d’escroquerie, spoliations, vols, détournements, abus des biens sociaux, blanchiment des capitaux, transferts illicites des fonds, fraudes fiscales, fraudes douanière et fraude à la législation sociale dont les victimes sont les privés (sociétés commerciales et personnes physiques dont certains congolais qui ont travaillé pour son compte) et même l’Etat Congolais, les organismes étatiques et paraétatiques.

C’est donc l’exécution malsaine de ce montage, ayant principalement consisté en l’accomplissement de plusieurs actes infractionnels, qui a commencé à lui faire croire qu’il est devenu propriétaire de MCK SARL (dont la société ASTALIA INVESTMENT LIMITED est majoritaire). Et, pour parfaire ses crimes, il s’est même empressé de débaptiser la société MCK SARL de Monsieur Moïse KATUMBI en l’appelant NB MINING AFRICA, croyant ainsi brouiller les pistes pour rendre difficile la récupération de la société, oubliant qu’il n’y a eu jamais des crimes parfaits.

Se sachant toujours exposé parce que parfaitement conscient du fait qu’il n’a jamais acheté la société de son employeur, Monsieur Pascal BEVERAGGI, toujours motivé par l’appât du gain illicite, cru bon de blanchir son crime en saisissant les juridictions de son pays d’origine, la France, pour faire homologuer c’est-à-dire faire avaliser la cession de la société d’autrui dont il serait devenu le nouveau propriétaire.

Hélas ! C’était sans compter avec le sérieux de la justice de son propre pays qui, en résumé et jusqu’au niveau de la cassation, a annulé cette cession et a donc reconnu ASTALIA (MCK SARL) comme étant toujours propriétaire de la société.

Et, fort de la décision de la décision rendue par la Cour de Cassation de la France qui a aisément démasqué toute la magouille mise en place par son sujet Monsieur Pascal BEVERAGGI, la société ASTALIA INVESTMENT LIMITED (actionnaire majoritaire de MCK SARL) a, conformément aux exigences légales, saisi les juridictions  congolaises compétentes qui, conformément à la décision de la Cour de cassation Française rendue en date du 05 Février 2020, ont décidé de la restitution des avoirs à la société ASTALIA IVESTMENT LIMITED (actionnaire majoritaire de MCK SARL) par de la société OCTAVIA (devenue NB Mining) et du paiement des dommages-intérêts de 70.000.000 $ USD pour tous les préjudices causés à ASTALIA, donc à MCK SARL.

La société OCTAVIA (NB Mining) a tenté, en désespoir de cause, de saisir même la Cour de Cassation de la République Démocratique du Congo en prise à partie pour faire annuler la décision de restitution des avoirs à ASTALIA INVESTMENT LIMITED. Mais, on se rappellera qu’en date du 24 Décembre 2020, la Cour de Cassation  a confirmé la décision attaquée et a donc confirmé la restitution des avoirs à la société ASTALIA (Actionnaire majoritaire de MCK SARL).

Si deux arrêts des deux Cours de Cassation annulent le simulacre de cession et confirment que les avoirs de la société ASTALIA (MCK SARL) doivent retourner dans son patrimoine, d’où vient que des personnes censées se réveillent un matin et affichent des attitudes jubilatoires au prétendu motif que la société aurait été rendue à Monsieur Pascal BEVERAGGI ?

Ce dernier et ses complices appelés « équipe de communication » seraient-ils encore dans une nouvelle tentative d’escroquerie qui nécessite de se faire passer pour propriétaire de MCK SARL peut-être pour tromper la vigilance d’une institution financière en arborant abusivement une apparence qui les rende éligibles à un crédit ?

Ne serait-il pas plus facile de montrer la décision de justice qui le déclarerait propriétaire de MCK SARL ou de ASTALIA, à tort évidemment, si c’est le cas ?

Mieux, s’agissant d’une décision de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe, vous vous souviendrez d’abord que ce n’est pas la première fois que Monsieur Pascal BEVERAGGI et ses complices soient en liesse et affichent une attitude festive sur les réseaux sociaux. En effet, en date du 12 Novembre 2021, alors qu’il ne s’agissait que d’une décision qui se prononçait sur une infime partie d’un montant payé en exécution partielle des dommages-intérêts de 70.000.000 $ USD, qui n’ont jamais été annulés, Monsieur Pascal BEVERAGGI et son équipe de communication avait annoncé de manière mensongère évidemment que la société lui avait été restituée.

S’agirait-il encore la même jubilation ou plus exactement de la même hystérie qui semble devenir chronique avec une fixation sur la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe qui serait le lieu des déclenchements des crises.

Sans nous perdre dans les considérations relatives à l’arrêt de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe, parce qu’on ne peut l’appeler autrement, dont la dénaturation serait encore à l’origine de nouvelles jubilations injustifiées dans la mesure où l’arrêt ne revient pas et ne peut pas revenir sur la restitution des avoirs à ASTALIA INVESTMENT LIMITED (MCK SARL), pourquoi Monsieur Pascal BEVERAGGI ne nous montre pas la partie du dispositif (décision) reconnaissant définitivement la « propriété à la société NB MINING AFRICA ».

Nous avons pensé, en dépit des évidences, qu’il était important de porter à la connaissance du public ces vérités pour éviter que les intox ou infox confèrent à leurs auteurs des fausses apparences des propriétaires qui pourraient servir à l’accomplissement des nouvelles escroqueries.

Nous savons aussi que si Monsieur Pascal BEVERAGGI se tient bien loin de l’endroit où serait située la société dont il serait propriétaire que dans sa propre imagination, c’est uniquement pour se soustraire aux poursuites pénales déclenchées par les instances judiciaires congolaises pour diverses graves infractions retenues à sa charge et c’est pour les mêmes raisons qu’il n’ose pas aller se réfugier dans son pays d’origine qui aurait également ouvert d’autres dossiers pénaux à sa charge.

En conclusion, il est donc important de noter qu’il y a eu certes des tentatives de spoliation de la société MCK SARL par des machinations visant la reprise de ASTALIA, actionnaire majoritaire de MCK SARL, mais ce processus criminel a été bloqué par les décisions de la justice française dont l’arrêt de la Cour de Cassation Française ainsi que les décisions de la justice Congolaise confirmées par la Cour de Cassation de la République Démocratique du Congo. Les prétendues reprises de la société MCK SARL par Monsieur Pascal BEVERAGGI, par ailleurs sporadiques, relèvent plus des chimères ou d’une hystérie qui ne sauraient jamais devenir collectives en dépit de la contagion souhaitée par ceux qui en soufrent.  

Lu pour vous.

Arrivée de Richard Muyej à Kinshasa ce dimanche soir

Le Gouverneur du Lualaba revient d’Afrique du sud où il était parti depuis le mois de septembre dernier pour des soins de santé.

Lu pour vous

Les chefs coutumiers apportent leur soutien au projet de développement de 145 territoires initié par le président Tshisekedi

Le premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a échangé avec des autorités traditionnelles membres de l’Alliance nationale des autorités traditionnelles du Congo (ANATC).

A en croire une dépêche de la primature parvenue ce dimanche 6 mars 2022 à la rédaction de RTNC.CD, les discussions ont gravité autour du projet de développement à la base de 145 territoires de la République Démocratique du Congo.

Ces chefs coutumiers ont, au terme de l’audience, affirmé attendre avec « impatience » la mise en œuvre de ce vaste projet qui va booster le développement de leurs entités respectives.

« Le premier ministre était très réceptif et nous a encouragés à travailler pour le développement de nos entités. Nous lui avons présenté nos besoins pour accompagner le gouvernement dans le processus de développement de notre pays. Il a promis de collaborer directement avec les chefs coutumiers pour le bien-être de la République. Nous attendons avec impatience sur le terrain dans nos territoires, le projet de développement à la base des 145 territoires dont nous avons parlé avec le chef », a déclaré le Mwami Mwenda Bantu Munongo, président de l’ANATC cité par la cellule de communication du chef du gouvernement.

Rappelons que sur instruction du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le premier ministre a lancé le projet de développement à la base de 145 territoires à Kenge (Kwango) et à Songololo (Kongo Central) au mois d’octobre 2021. Il devrait être lancé dans les prochains jours dans d’autres provinces de la RDC. Évalué à 1,66 milliards de dollars américains, ce projet vise à améliorer les conditions de vie des populations rurales congolaises.

Lu pour vous

Jean-Claude Katende : « on peut réviser la Constitution à tout moment, mais ne touche pas à mon article 220 »

Le coordonateur de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO) Jean Claude Katende continue de mettre en garde contre la modification de l’article 220 de la Constitution. Ce débat est de nouveau soulevé par le député national et président du Parti Travailliste Steve Mbikayi. Ce dernier souhaite que le mandat du président de la République passe de cinq à sept ans, ce qui ne plaît pas à Jean Claude Katende, qui voit la recherche des intérêts partisans.

Jean Claude Katende estime que la Constitution peut être révisée à tout moment, mais pas pour des intérêts personnels. « On peut réviser la Constitution à tout moment, mais ne touche pas à mon article 220 », explique-t-il avant de renchérir : « nous ne devons pas accepter que l’article 220 de la Constitution soit révisé pour assurer la protection des intérêts individuels des quelques Congolais égoïstes ».

Cet article 220 a été à la hauteur de plusieurs tensions avec le régime de Kabila. Deux fois de suite, cet article qui contient le nombre de mandats présidentiels et la durée d’un mandat avait été tenté d’être révisé par le Front Commun pour le Congo, mais la population et l’opposition s’y étaient opposées.

Lu pour vous

La Chine refuse de qualifier l’intervention de la Russie d'”invasion” et invite les citoyens ukrainiens à rester chez eux

La Chine a rejeté l’idée de qualifier les actions de la Russie en Ukraine d'”invasion” et a exhorté toutes les parties à faire preuve de retenue, tout en conseillant à ses citoyens de rester chez eux ou au moins de prendre la précaution d’arborer un drapeau chinois s’ils doivent se déplacer en voiture.

Les forces russes ont tiré jeudi des missiles sur plusieurs villes d’Ukraine et ont débarqué des troupes sur ses côtes, ont indiqué des responsables et des médias, après que le président Vladimir Poutine a autorisé ce qu’il a appelé une opération militaire spéciale dans l’est du pays.

“La Chine suit de près l’évolution de la situation. Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue pour éviter que la situation ne devienne incontrôlable”, a déclaré Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Lors d’un point de presse quotidien à Pékin, Hua s’est offusquée de la façon dont les journalistes ont qualifié les actions de la Russie.

“C’est peut-être une différence entre la Chine et vous, les Occidentaux. Nous n’allons pas nous précipiter vers une conclusion”, a-t-elle déclaré.”En ce qui concerne la définition d’une invasion, je pense que nous devrions revenir sur la façon de considérer la situation actuelle en Ukraine. La question ukrainienne a d’autres antécédents historiques très compliqués qui ont perduré jusqu’à aujourd’hui. Ce n’est peut-être pas ce que tout le monde veut voir.”

L’attaque de la Russie contre l’Ukraine intervient quelques semaines après la rencontre du président russe Vladimir Poutine avec son homologue chinois Xi Jinping, juste avant les Jeux olympiques d’hiver de Pékin.

Les deux parties ont annoncé un partenariat stratégique visant à contrer l’influence des États-Unis, et ont déclaré qu’elles n’auraient “aucun domaine de coopération ‘interdit'”. Les Jeux ont pris fin dimanche.

Xi et Poutine ont développé un partenariat étroit au fil des ans, mais les actions de la Russie en Ukraine placent la Chine, dont le principe de non-ingérence est souvent énoncé en matière de politique étrangère, dans une position délicate, selon les experts.

A la question de savoir si Poutine avait informé la Chine de son intention d’envahir l’Ukraine, Mme Hua a répondu que la Russie, en tant que puissance indépendante, n’avait pas besoin de demander le consentement de la Chine. “Elle décide indépendamment et met en œuvre sa propre diplomatie et sa propre stratégie en fonction de son jugement et de ses intérêts stratégiques”, a-t-elle déclaré.”Et je voudrais également ajouter que chaque fois que les chefs d’État se rencontrent, ils échangent bien sûr leurs points de vue sur des questions d’intérêt commun.”

On s’attend à ce que la Chine soutienne la Russie diplomatiquement et peut-être économiquement en cas d’invasion de l’Ukraine, mais pas militairement. En réponse à une question posée jeudi, Mme Hua a déclaré que la Chine n’avait apporté aucun soutien militaire à la Russie.

MÉDIATION

Le président américain Joe Biden a promis des “sanctions sévères” en réponse à l’attaque de la Russie, et a déclaré qu’il rencontrerait d’autres dirigeants du Groupe des Sept pour discuter de la question.”

Certains pays ont suivi les États-Unis en attisant la flamme”, a déclaré M. Hua. “Nous nous opposons à toute action qui attise la guerre”.

Elle a également appelé l’Europe à réfléchir à la manière dont elle peut mieux protéger sa paix. “Au stade actuel, nous devrions nous demander si nous en avons fait assez en matière de médiation”, a déclaré Hua, en faisant référence à l’Europe.

L’ambassade de Chine à Kiev a averti que la situation en Ukraine s’est fortement détériorée et que les risques pour la sécurité ont augmenté, l’ordre social pouvant potentiellement sombrer dans le chaos.”Le drapeau chinois peut être apposé à un endroit évident de la carrosserie du véhicule”, a indiqué l’ambassade dans un conseil aux ressortissants qui décideraient de s’aventurer à l’extérieur.

Lors du conflit militaire entre le Liban et Israël en 2006, le personnel diplomatique chinois et leurs familles évacuant l’ambassade de Beyrouth avaient drapé leurs véhicules du drapeau national chinois pour éviter d’être pris pour cible au hasard.Jusqu’à présent, la Chine n’a pas dit à ses citoyens d’envisager de quitter l’Ukraine. Dans un avis de sécurité publié par l’ambassade en début de semaine, les ressortissants chinois ont été invités à faire des réserves de produits de première nécessité, tels que de la nourriture et de l’eau.

Lu pour vous

Processus électoral en RDC : les USA réaffirment leur soutien au bureau de Denis Kadima

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima, est attendu à Washington, aux États-Unis, à la rencontre des partenaires internationaux de la RDC en matière électorale.

L’annonce a été faite par l’ambassadeur des États-Unis en RDC, Mike Hammer, au sortir des échanges qu’il a eu avec le patron de la Centrale électorale, vendredi 18 Février au siège de la CENI.

« Le président Kadima m’a informé qu’il va se rendre à Washington pour tenir des réunions avec un nombre important de partenaires qui sont aussi intéressés à accompagner le processus en cours, pour renforcer la démocratie congolaise », a déclaré le diplomate américain. Mike Hammer a également précisé que les USA pourraient soutenir le processus électoral à travers les missions d’observation nationale et internationale. Aussi, éventuellement à travers un appui logistique via la mission onusienne, Monusco.

Ainsi, la CENI espère bénéficier pour les prochaines élections d’un appui international important qui lui a manqué lors de deux derniers cycles électoraux, à cause de pesanteurs politiques et diplomatiques. Il sied de noter que la Ceni a également organisé à Kinshasa, un atelier préparatoire pour redynamiser le cadre de concertation.

Rédaction

“Moïse Katumbi, un modèle de développement économique et social en RDC”: Ambassadeur de l’UE

Grande était la suprise de l’Ambassadeur de l’Union européenne en RDc, Jean-Marc Chataigner et de sa délégation composée entre autres de la directrice du centre de la Coopération internationale, Mme Sarah Cliffe, après avoir visité les activités agropastorales de l’ex-gouverneur et richissime hommes d’affaires, Moise Katumbi.

Comme pour dire Moise Katumbi, ce n’est pas seulement la politique mais aussi et surtout le social, l’agriculture, la pisciculture, l’agropastorale, l’agroalimentaire, bref toutes ces choses essentielles qui favorisent une survie digne d’un peuple.

Dans sa ferme Futuka, la délégation a pu y voir une vaste plantation des pastèques étendue sur plusieurs kilomètres et poussant en quantités industrielles, et ensuite dans la minoterie Mashamba, ce point de transformation du mais dont la production se fait en énormes quantités, c’était des kilomètres d’étendues de maïs, une fierté de plus d’un homme digne préférant investir dans son pays.

“Je suis très impressionné par cette agriculture. C’est un très beau projet agro et industrielle qui peut servir de modèle pour d’autres développements en RDC. On peut tirer des inspirations de ce type de projets. Un investissemnt d’aujour’hui pour permettre le devéloppement de demain. Ce genre de projets est indispensable pour le développement social, la création d’emplois et ça aide de bien se nourrir. Cela participe à la prospérité de la RDC”, a dit Jean-Marc Chataigner.

Pour sa part, Sarah F. Cliffe s’est dite impressionnée par l’organisation et le sérieux entourant ce grand projet : c’est incroyable qu’on a pu réussir ce genre de projets”.

Par Jean-Luc Kienge

Inauguration du Bureau d’Ensemble à Lubumbashi, parti cher à Moise katumbi [PHOTOS]

C’est à partir de 9h qu’une multitude s’est rassemblée dans l’enceinte du siège du parti de Moïse Katumbi, Ensemble pour le changement.

Le message était simple : “les troupes du Chairman sont prêtes pour 2023 avec Moïse Katumbi comme président de la RDC”.

Selon le secrétaire-général Bolitenge, “depuis le lancement officiel de la campagne d’adhésion, nous avons eu plus de 40 000 adhésions à ce jour”.

Par Jean-Luc Kienge

Afrique du Sud: une nouvelle flambée xénophobe

Ils ont débarqué à plusieurs centaines, en colère, depuis trop longtemps sans argent, sans travail. Attribuant les maux du pays rongé par un chômage endémique aux “étrangers”, ces Sud-Africains ordinaires déterminés à faire justice eux-mêmes sont venus armés dans ce centre pour réfugiés de Soweto. Le message était clair: “Etrangers, rentrez chez vous”.

Sithulisiwe Chinora, une Zimbabwéenne de 22 ans, raconte à l’AFP la peur, son corps pris par un terrible tremblement, son bébé accroché dans le dos. “J’ai pensé que c’était le jour où j’allais mourir”, dit-elle.

L’Afrique du Sud est épisodiquement en proie à des flambées xénophobes. Soixante-deux personnes ont été tuées dans des émeutes en 2008. De violents heurts ont éclaté en 2015, 2016 et encore en 2019. Depuis janvier, un mouvement baptisé “Opération Dudula”, qui signifie “refouler” en zoulou, monte en puissance.

De quelques centaines de manifestants encore le week-end dernier, le mouvement est passé à 2.000 samedi à Johannesburg, a constaté une journaliste de l’AFP.

Dans le centre communautaire méthodiste de Soweto, qui abrite une centaine de familles de migrants, la rumeur d’un raid courait depuis quelques jours. Un dimanche de février, les résidents ont vu arriver une foule armée et munie de “sjambok”, redoutables fouets traditionnels zoulous en peau d’animal, hurlant “les étrangers volent les emplois des Sud-Africains”. Les grilles n’ont pas été fermées à temps et le risque d’un jet de cocktail Molotov a semé la panique parmi ceux réfugiés dans les chambres. Certains se sont mis à pleurer de façon incontrôlée, d’autres ont été pris de diarrhées.

Le père Paul Verryn, qui a créé le centre, l’affirme sans détour: “Ce sont des militants xénophobes qui visent clairement les étrangers”.”Sud-Africains en Afrique du Sud”

A Hillbrow, un quartier déshérité de Johannesburg qui compte une importante population de migrants, 2.000 Sud-Africains munis de drapeaux nationaux et de bâtons ont crié samedi sous les fenêtres d’immeubles aux fenêtres trouées, leur “ras-le-bol des étrangers”.

“Nous voulons reprendre notre pays, notre espace est occupé par les étrangers”, a lancé Bhekani Thusi, 38 ans. Pour lui, les migrants sont responsables du trafic de drogues, des gamins à la rue et de tout ce qui va de travers dans le pays.

La proximité de l'”Opération Duduala”, qui se dit pacifiste, avec des mouvements politiques est floue. Les manifestations rassemblent indistinctement membres d’une organisation active lors des émeutes xénophobes baptisée “L’Afrique du Sud d’abord”, et vétérans de la branche armée de l’ANC appelée Umkhonto we Sizwe (MK, “le fer de lance de la Nation”), qui a récemment pris ses distances avec le parti historique au pouvoir depuis son démantèlement.

Le leader, Nhlanhla Lux Dlamini, un militant d’une trentaine d’années originaire de Soweto, invariablement vêtu d’un treillis militaire et gilet pare-balles lors de ses apparitions publiques, a expliqué vouloir “défendre l’avenir des Sud-Africains”. Notamment en se rendant dans les magasins pour exiger que les employés étrangers soient licenciés. “C’est la loi: tout travail ne requérant pas de compétence particulière appartient aux Sud-Africains en Afrique du Sud”, rappelle-t-il à qui veut l’entendre.

Le pays compte 3,95 millions d’étrangers, selon les statistiques officielles, sur une population de près de 60 millions. La première puissance industrielle du continent lutte avec 35% de chômage mais attire de nombreux migrants africains. “Même s’ils expulsaient tous les immigrés, ça ne changerait pas le niveau de criminalité, ni celui du chômage”, raisonne Jay Naidoo, premier secrétaire général de la principale centrale syndicale (Cosatu).

Jusqu’à présent, les manifestations ont engendré des tensions mais pas de violences. Les militants prennent soin de ne pas franchir la ligne rouge: “le droit de manifester est inscrit dans la constitution, et pour l’instant, rien ne relève du pénal”, a expliqué une source policière à l’AFP.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a mis en garde cette semaine contre des “rassemblements essayant de fomenter des sentiments et attitudes négatives” à l’égard des étrangers, assurant que les services de sécurité sont à l’œuvre. Et le gouvernement a annoncé au début du mois plancher sur une loi instaurant des quotas d’employés étrangers dans les entreprises sud-africaines.

Par AFP