JO 2021 (Taekwondo) : Jendoubi remporte la première médaille africaine

Le taekwondoïste tunisien Khalid Jendouba est devenu le premier athlète africain médaillé aux Jeux olympiques Tokyo 2021. À 19 ans, il a remporté, ce samedi, une médaille d’argent en s’inclinant devant l’Italien Vito Dell Aquila en finale des – 58 kg. En demi-finales, le Tunisien a battu le champion du monde en titre, le Coréen Jan Jun.

Le jeune taekwondoïste tunisien Khalid Jendouba ouvre la voie aux autres athlètes du continent africain aux Jeux olympiques Tokyo 2021. À 19 ans, il a remporté, ce samedi, une médaille d’argent en s’inclinant devant l’Italien Vito Dell Aquila en finale des – 58 kg. En demi-finales, le Tunisien a battu le champion du monde en titre, le Coréen Jan Jun.

Le Directeur technique national (DTN) de la Fédération tunisienne de taekwondo, Ridha Houimli, s’est dit heureux de voir Khalid Jendouba s’adjuger la médaille d’argent à Tokyo. Qui plus est la première médaille de la Tunisie à ce rendez-vous nippon. « On est très satisfaits. C’est un grand talent, un grand champion, un grand athlète », a-t-il déclaré.

« Khalil Jendoubi est très intelligent. Il reste serein quand il combat. Il a bien calculé les distances avant d’effectuer ses frappes. Il a bien précisé ses frappes aujourd’hui. C’est dommage qu’il perde la finale à la dernière minute. On aurait aimé qu’il gagne la médaille d’or. On espère qu’il aura la médaille d’or aux JO de Paris 2024. C’est le nouvel objectif », a-t-il ajouté.

Par Afrik.com

Avec le funaná, le Cap-Vert donne la fièvre

Au pays de Cesaria Evora, la fertilité musicale contraste avec l’aridité du sol volcanique. Considéré comme l’une des expressions culturelles les plus africaines du Cap-Vert, le funaná longtemps mis à l’index a pris sa revanche au cours des dernières décennies, alternant modernisation et retour aux racines. Son énergie contagieuse s’est propagée au-delà des rives de l’archipel lusophone situé à quelques centaines de kilomètres des côtes sénégalaises. Huitième volet de la série consacrée aux grands courants musicaux d’Afrique sur RFI Musique.

Sur le tee-shirt de Dino D’Santiago, les cinq mots inscrits donnent tout de suite le tempo : “Funaná is the new funk.”* La formule, efficace, lui est venue à l’esprit en Corée du Sud en 2014. Au terme d’un concert à Ulsan, plusieurs spectateurs étaient venus l’interroger sur cette musique qu’ils voulaient comprendre.

La même année, lorsqu’il jouait à Central Park à New York, il avait à nouveau constaté que le funaná produisait le même effet sur le public et soulevait les mêmes questions. “J’ai répondu que, pour moi, c’était un mode de vie révolutionnaire, comme le funk l’avait été pour eux”, explique le chanteur portugais d’origine capverdienne.

En quelques années et quelques projets, le trentenaire avenant a inscrit le funaná de ses aînés dans une autre “esthétique sonore”, avec succès tant sur le plan artistique que commercial : son album Kriola est entré directement à la deuxième place du classement des ventes au Portugal l’an dernier.

“Le challenge était d’apporter des sons contemporains, électroniques, urbains, qui se substituent à ceux acoustiques des instruments. Les seuls éléments qui ne changeront jamais, c’est ce côté traditionnel dans l’écriture des paroles et le rythme binaire qui caractérise le funaná poursuit-il pour expliquer sa démarche novatrice, quasi avant-gardiste.

L’homme connait son sujet sur le bout des doigts. Il a grandi avec ce patrimoine transmis de façon inconsciente d’une génération à l’autre. A la maison, son père mettait en boucle les 33 tours du groupe Bulimundo, en particulier Djâm Brancu Dja.

Cet album paru en 1980 a marqué l’histoire du funaná en le faisant sortir de l’ombre dans laquelle il avait été si longtemps plongé. Jusqu’en 1975, année de l’indépendance de l’archipel, les autorités coloniales portugaises l’avaient interdit de facto, réprimant ceux qui le pratiquaient– une situation semblable à celle du maloya sur l’île française de La Réunion jusqu’en 1981.

Les raisons ? L’expression d’un mécontentement contre les règles édictées par l’Église comme l’administration, d’une africanité observée avec un certain mépris par les Européens et les élites locales. D’autant que ceux qui le jouaient n’étaient pas de la ville, mais des paysans de l’intérieur de l’île de Santiago, berceau du funaná. Une ruralité synonyme de ringardise, loin du raffinement de la morna, musique de salon (entrée, elle, au patrimoine immatériel de l’Unesco en 2020) portée sur les scènes internationales à la fin du XXe siècle par Cesaria Evora.

Funa et Nana

Dans sa forme traditionnelle, le funaná est construit autour de la gaita (petit accordéon diatonique) et du ferrinho, morceau de tôle ou barre de fer raclée par une lame, servant de base à un chant souvent improvisé, sur un tempo pouvant être soit lent soit rapide. Selon la légende, son nom proviendrait de ses géniteurs dénommés Funa et Nana. Moins fantaisiste, l’écrivain Felix Monteiro y voit une relation évidente avec le mot “fungagá”, qui désigne une danse populaire au Portugal.

Longtemps, il est resté dans ce cadre originel, les accordéonistes devenant les principales figures de ce genre musical condamné à exister secrètement. Codé di Dona, auteur du classique Fomi 47 sur les conséquences de la famine de 1947, compte parmi les plus populaires. Il aurait dû prendre le bateau en 1959 pour rejoindre São Tomé, colonie portugaise au large du Gabon, pour y trouver du travail.

Son ami Bitori, autre grand maître du funaná, a en revanche fait le voyage et rapporté le précieux instrument à boutons qu’il ne pouvait s’offrir sur son île de Santiago. Sema Lopi, lui aussi incontournable, n’a pas échappé à cet exil économique qui a concerné nombre de ses compatriotes et laissé des traces dans la société capverdienne.

L’émigration vers l’Occident, phénomène massif puisque cela représenterait une fois et demie la population de l’archipel estimée aujourd’hui à plus de 500 000 personnes, a eu un impact concret sur le funaná : quand Katchas revient sur sa terre natale en 1977, il a dans ses bagages non seulement un album enregistré avec le groupe Broda deux ans plus tôt à Paris, mais aussi des claviers, qui vont transformer la musique capverdienne.

Avec Zeca Di Nha Reinalda et quelques autres, il monte Bulimundo et offre de nouveaux arrangements au funaná, dont l’évolution est à mettre en parallèle avec le vent de liberté qui souffle sur le Cap-Vert au lendemain de l’indépendance acquise après l’assassinat du leader Amílcar Cabral. Exit les instruments acoustiques, place à l’électrification. L’option s’avère aussitôt payante : les albums que Bulimundo sort coup sur coup lui permettent de tourner en Europe et aux États-Unis.

Dans son sillage, fusionnant les influences afro-funk, toute une scène apparait soudainement, de Lisbonne à Rotterdam, Rome ou Boston, villes où résident d’importantes communautés capverdiennes. Paulino Vieira, acteur clé de ce milieu, Pedrinho, Elisio Gomes, Tchiss Lopes vont contribuer à enrichir le funaná et l’ouvrir au monde avec leurs synthés, ainsi que l’ont rappelé quelques récentes compilations produites par des diggers éclairés. En France, le potentiel n’échappe pas à l’industrie du disque, qui tente en 1990 de rééditer le raz de marée estival de la Lambada avec Si Manera de Finaçon, formation créée par deux ex-Bulimundo.

Retour aux racines

Un changement de cap se dessine à la fin de la décennie avec le trio Ferro Gaita, auteur d’un retour aux racines du funaná : l’accordéon et le ferrinho sont remis à l’honneur, mais accompagnés d’une basse, de percussions… “C’était une seconde révolution”, estime l’un des cofondateurs du groupe dans le livret de la compilation Poor Me a Grog – The Funana Revolt in 1990s Cabo Verde.

Par RFI. Lire la suite sur RFI.FR

In memoriam : Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya

Adieu Tata Cardinal Laurent Monsengwo!
Le dimanche 11 juillet 2021, jour du Seigneur notre Dieu, jour réservé aux célébrations eucharistiques, à plus de sept mille kilomètres de votre terre natale de Mongobeli, dans le diocèse d’Inongo, bourgade qui vous a vu naître le Samedi 7 octobre 1939. Né un samedi et mort un dimanche !
Vous avez quitté cette terre des hommes pour le Royaume éternel de Dieu où une place de choix vous est réservée.

La mort est certaine mais, l’heure de la mort est incertaine.
C’est en sachant que nous sommes poussière et retourneront en poussière que nos cœurs roulent des larmes et blessures intérieures, surtout que vous n’êtes plus là.

En parcourant votre éloquent CV ainsi que votre biographie riche de valeurs sur Wikipédia, toute personne se rend compte que l’Eglise Catholique a perdu un de ses princes et le Peuple Congolais
un de ses dignes et valeureux fils. Oui, vous avez, en toute compétence et intelligence, reçu le bâton en relai du Feu Eminence Cardinal Joseph Malula pour propulser l’église catholique du Congo au firmament de ses valeurs universelles.

Ensemble avec les evêques du Congo et sous votre leadership, l’église catholique joue un rôle déterminant dans le devenir de notre Pays.
Vous n’avez pas hésité à plonger dans le bain quand il s’agissait de protéger les intérêts supérieurs de notre peuple et du pays.

Vous avez réellement placé l’église au milieu du village lorsque le pays
traversait une période de controverses et de défis. Votre Théorie de « convergences parallèles » avait ramené les différents protagonistes de la Conférence nationale souveraine à se mettre d’accord malgré
le fossé qui les séparait.


L’histoire de ces trente dernières années de notre Pays ne pourra s’écrire sans vous réserver une part importante suite à ce que vous avez été et suite au rôle déterminant joué par Votre Eminence dans la recherche effrénée de la paix et la concorde nationale. Vous n’avez cessé de fustiger l’exclusion qui avait été et continue d’être à la base de beaucoup de crises au sein de notre pays.

À tort, certains politiciens, vous ont traité d’opposant aux régimes de feu Maréchal Mobutu, de feu Mzee Laurent Désiré Kabila, de Joseph Kabila et aujourd’hui de Félix Tshisekedi Tshilombo.
Non, vous n’avez jamais été opposant d’un de ces Régimes, vous avez seulement combattu toute
velléité dictatoriale qui visait à assujettir et museler le peuple Congolais.

Vous avez combattu l’instabilité et l’insécurité imposées dans notre Pays par certaines forces obscures,
tenancières du pouvoir aux fins de spolier, piller et brader nos richesses.

Vous avez fustigé l’aventurisme et l’amateurisme qui avaient élu domicile dans le chef des gouvernants
au point de vassaliser nos populations.
Vous avez porté très haut le flambeau de notre pays en assumant plusieurs fonctions et, non des
moindres, dans la Curie Romaine.
Vous avez composé des Chansons à la grandeur de notre Seigneur et une de vos chansons à la grandeur
de votre ville tant aimée de Kinshasa.
Tous ceux qui ont eu le privilège de vous fréquenter, garderons à jamais des souvenirs de votre
intelligence vive, vos profondes analyses sur l’histoire contemporaine de notre pays.


Fervent nationaliste, vous l’avez été. Rassembleur et dénominateur commun au sein de votre famille biologique, vous l’avez été. Respectueux des institutions de ce pays, vous l’avez été.
Il est temps de réfléchir sur votre héritage nous légué.


Le Cardinal Fridolain Ambongo qui vous succède à l’Archevêché de Kinshasa assure avec brio la poursuite de votre combat pour le mieux-être du peuple congolais.

Tata Eminence Cardinal Laurent Monsengo, vous êtes une flamme éternelle dans nos cœurs.

Adieu humble serviteur de l’Eglise !
Adieu grand serviteur de la Nation !
Adieu grand homme de science !
Yves M. Monsengo
Atlanta, 15 juillet 2021

Affaire Jerusalema en justice : Master KG répond à Nomcebo Zikode

Les stars sud-africaines, à l’origine de la belle chanson à succès international, Jerusalema, sont maintenant mêlées à une vilaine altercation. Cela survient après que Nomcebo Zikode a accusé Kgaogelo Moagi alias Master KG et Open Mic Productions de ne pas avoir payé ses redevances qui lui sont dues et d’avoir été remplacée en tant que chanteuse sur la piste pour une tournée mondiale.

La chanson Jerusalema a fait son chemin à travers le monde et a battu le record en occupant les différents numéros des charts à travers le monde. Alors que le producteur et le patron du label sont en tournée en Europe, la chanteuse primée et co-auteur de Jerusalema, Nomcebo Zikode, a consulté son équipe juridique de Rosengarten & Feinberg et a remis une lettre de demande à Open Mic Productions, après avoir prétendument affirmé ne pas avoir reçu un cent des ventes et des flux de Jerusalema.

Sunday World avait également rapporté que la chanteuse de « Xola Moya Wam » était mise à l’écart par les patrons d’Open mic et qu’ils avaient utilisé Zanda Zakuza pour partir en tournée chanter Jerusalema avec Master KG, à Paris en France. Dans un tweet, Master KG, a déclaré : « L’année dernière, Nomcebo a commencé la tournée de Jerusalema sans moi et je n’ai jamais eu de problème et il y a quelques semaines, j’ai commencé ma tournée, puis Nomcebo est allée vers les médias et a créé une histoire que je la laisse derrière moi… ».

« Je ne sais pas vraiment pourquoi les choses doivent être ainsi », a poursuivi le chanteur originaire de Limpopo. Dans un autre tweet, abordant les problèmes liés aux redevances, Master KG a indiqué : « L’accord de Jerusalema est 50/50 entre moi et Nomcebo mais peut être 70% et je dois obtenir 30% ».

Il faut signaler que le problème entre les deux artistes a conduit de nombreux fans à partager leurs réflexions au sujet de la question, sur Twitter. « L’affaire est entre Nomcebo et Open Mic Productions, arrêtez de blâmer Master KG », a dit Hermine. « Avant de combattre quelqu’un avec cette affaire, Master KG doit nous montrer le contrat entre Open Mic et Nomcebo ou entre Master KG et Nomcebo, au sujet de la chanson de Jerusalema », demande Chrisexcel.

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Décès du Cardinal Laurent Monsengwo

Il y a près de 5 heures que le Cardinal Fridolin Ambongo l’a annoncé sur son compte Twitter:

Une Suédoise d’origine congolaise en passe de devenir premier ministre

Elle est depuis quelques années ministre du gouvernement central en Suède. Nyamko sabuni, Suédoise d’origine congolaise , est en passe de devenir premier premier ministre d’origine noire après avoir été la première femme noire nommée ministre dans un gouvernement en Suède.

Son parti, le parti libéral suédois, fait d’elle l’une des figures de proue de leur formation politique aux prochaines échéances électorales à venir.

Pour la petite histoire, Nyamko Sabuni est arrivée en Suède à l’âge de 12 ans en 1981, avec sa mère et trois de ses cinq frères et sœurs. Là, elle a retrouvé son père, un opposant politique plusieurs fois emprisonné à l’époque du Zaïre (actuelle RDC ) venu dans le pays nordique grâce à Amnesty International, une ONG de défense de droits Humains. Depuis lors elle y vit, s’est intégrée, y a étudié et a gravit des échelons notamment dans le domaine politique avec la consécration en 2006 où elle a été nommée à la tête d’un ministère qui cumule l’intégration et l’égalité des sexes au sein du parti libéral.

Nyamko Sabuni parle très bien la langue suédoise qu’elle alterne avec le swahili en famille. Âgée de 52 ans aujourd’hui, cette dame de caractère très ambitieuse rêve de devenir premier ministre dans ce pays scandinave lors des prochaines élections qui auront lieu en septembre de l’année 2022.

Par Pourelle.info

Maram Kaire, premier Sénégalais dont un astéroïde porte le nom

C’est une première : un astéroïde du système solaire porte désormais le nom d’un Sénégalais, Maram Kaire. L’astronome de 42 ans a été honoré par l’Union astronomique internationale. Une reconnaissance pour le président de l’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie (ASPA). Très investi pour faire rayonner la discipline et vulgariser sa passion, il a mené récemment deux missions pour la Nasa dans son pays. 

Son nom est désormais gravé pour l’éternité dans le système solaire. Les messages de félicitations affluent sur son téléphone et sur sa page Facebook. Mais Maram Kaire, 42 ans, garde les pieds sur terre. « Je ne réalise toujours pas, j’accueille la nouvelle avec humilité », dit-il d’un ton calme, derrière ses fines lunettes. Dans le salon familial, pas de cartes du ciel ni de télescopes. Juste un cadre de sa décoration au grade de Chevalier de l’ordre du Lion, reçue en février 2020.  

Jusqu’ici, l’astéroïde qui porte son nom était simplement numéroté « 35462 1998 DW 23 ». « Un objet sombre, invisible à l’œil nu ». Découvert en 1998 par l’astronome français Alain Maury, il fait partie de la ceinture principale des corps célestes gravitant autour du Soleil, entre les planètes Mars et Jupiter, et « effectue un tour complet du Soleil en 4,36 années terrestres ».  

Cette « nomination », Maram Kaire la doit à l’initiative d’amis astronomes, astrophysiciens et planétologues avec lesquels il a mené à deux missions de la Nasa – l’agence spatiale américaine – au Sénégal, en 2018 puis en septembre 2020. Des missions « d’occultation, liées à l’exploitation de sondes envoyées vers les planètes du système solaire ».

Après l’accord du découvreur, un long processus a suivi au sein de l’Union astronomique internationale. « J’ai découvert, à cette occasion, que pour les hommes politiques, il fallait attendre 100 ans après leur décès pour que leur nom puisse être associé à un objet du système solaire. Certains me disent que je peux désormais me lancer en politique ! ». Il cite un message du découvreur Alain Maury après la validation : « Tu honores l’astronomie, c’est normal que l’astronomie t’honore ». 

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Laurent Gbagbo en visite à Kinshasa à l’invitation de Jean-Pierre Bemba

Premier déplacement en dehors des frontières ivoiriennes pour l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo rentré en Côte d’Ivoire le 17 juin dernier, après dix années passées à la CPI. Il est arrivé à Kinshasa, vendredi 2 juillet en début de soirée. Un voyage discret : aucune image de son arrivée n’a fuité sur les réseaux sociaux. Le séjour de Gbagbo en RDC répond à l’invitation de Jean-Pierre Bemba.  

Une voiture au milieu d’un cortège aux environs de 17h, heure locale : à Kinshasa, Laurent Gbagbo a eu droit aux privilèges protocolaires liés à son rang d’ancien chef d’Etat. 

Plusieurs heures après son arrivée, aucune information publique sur sa présence n’était communiquée. Cette visite est privée, et Jean-Pierre Bemba, qui l’a invité, se veut très discret sur le contour de ce déplacement. Il serait accompagné de sa seconde épouse Nady Bamba, de son médecin personnel et de son directeur de cabinet.

Ce que l’on sait est que l’ancien dirigeant a passé sa première nuit en RDC dans un hôtel du centre-ville, et qu’il s’est entretenu avec l’ancien vice-président congolais. Les deux hommes se sont connus dans des circonstances bien particulières. 

Laurent Gbagbo est venu honorer son ancien codétenu à la CPI, en participant au mariage de son fils prévu à Kinshasa ce week-end. Ils ont passé chacun 10 ans dans les geôles de la Cour, où ils ont tissé des liens forts. Un an après la libération de Bemba en 2018, Laurent Gbagbo a, lui aussi, été acquitté.

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Covid-19 : le point sur la vague de contaminations qui ravage l’Afrique

Plusieurs pays du continent africain enregistrent une flambée du nombre de contaminations, faisant craindre le pire aux autorités de santé.

La progression du variant Delta en Europe concentre l’attention des autorités, qui redoutent une nouvelle vague à l’automne. Mais de l’autre côté de la Méditerranée, de nombreux pays africains font face à une nouvelle vague de contaminations, qui inquiètent les autorités de santé mondiale.

Au point que l’OMS redoute que cette vague soit la pire sur le continent africain. “La troisième vague prend de la vitesse, se propage plus vite, frappe plus fort”, alarme le docteur Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique. “Avec une augmentation rapide du nombre de cas et des rapports de plus en plus nombreux de maladies graves, la dernière vague menace d’être la pire à ce jour en Afrique”, a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse virtuelle.

Une hausse de 40% des cas en une semaine

L’Afrique est la région du monde où le nombre de cas et décès croit de manière la plus importante, avec une hausse de près de 40% en une semaine, alors que les autres régions enregistre une stagnation ou un recul.

Depuis le début de cette troisième vague, début mai, le nombre de cas est en croissance continue, avec environ 500 000 cas enregistrés. “Au taux actuel d’infection, la flambée actuelle devrait dépasser la précédente d’ici début juillet”, s’alarme l’OMS.

Le retour des restrictions

En deux semaines, le nombre de cas enregistré a bondi dans de nombreux pays du sud du continent, où la saison hivernale a commencé, suscitant l’inquiétude : +399% au Mozambique, +546% au Zimbabwe, +117% en Afrique du Sud. Mais la situation dans les pays méditerranéens inquiète aussi en Tunisie, au Maroc ou encore en Egypte.

Une flambée du nombre de cas qui a entraîné la mise en place de mesures dans certains pays comme la Tunisie ou l’Afrique du Sud, pays le plus touché sur le continent et qui a décrété la mise en place pour deux semaines du stade 4 d’alerte sanitaire, le dernier avant le confinement. 

“Nous sommes confrontés à une vague dévastatrice dont tout indique qu’elle sera pire que les précédentes”, a souligné le président sud-africain, alors que le pays enregistrait dimanche 15 000 nouvelles contaminations, record de l’année 2021. 

Le variant Delta majoritaire

En cause principalement, le variant Delta, dont Tulio de Oliveira, l’un des principaux experts en virologie du pays, estime qu’il “semble désormais dominer les infections en Afrique du Sud”. En 15 jours, le variant Delta est passé de 20% à 70% des cas séquencés.

Un variant dont plusieurs experts redoutent qu’il ne cause un scénario à l’indienne, pays où le variant Delta a fait des ravages ces dernières semaines. Le variant Delta a été signalé dans 14 pays. En RDC, 77% des nouveaux cas diagnostiqués sont liés au variant Delta et 97% en Ouganda, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Plusieurs pays dont l’Ouganda, la Zambie, la République démocratique du Congo (RDC), alertent sur la saturation des hôpitaux.

Le manque de vaccins inquiète

Système de soins rapidement débordé, faible moyens de dépistage… Une situation qui pourrait être aggravée par le manque d’accès aux vaccins et la défiance qu’ils suscitent. 23 pays africains ont utilisé moins de la moitié des doses qu’ils ont reçues jusqu’à présent, dont quatre des pays qui connaissent une résurgence de l’épidémie. Le vaccin le plus distribué sur le continent, la version indienne d’AstraZeneca, Covishield, n’est pas reconnue par l’Agence européenne du médicament, ce qui suscite la défiance au sein de la population.

Autre source d’inquiétude, la situation des Seychelles, où le vaccin chinois Sinopharm, également distribué en Afrique et Covishield ont permis à la population d’être largement vacciné, mais où des contaminations malgré la vaccination inquiètent. Seule 1,1% de la population africaine est à ce jour immunisée.

Par Yahoo News

Ouganda: une nouvelle génération aux commandes de l’armée

Après le remaniement de l’armée, presque tous les anciens combattants de la NRA, l’armée rebelle menée par Yoweri Museveni pendant les années 1980 contre le pouvoir du président en exercice, Milton Obote, ont disparu des plus hautes fonctions militaires. Pendant très longtemps largement représentés parmi le gouvernement et la direction de l’armée ougandaise, de plus jeunes hauts gradés ont été nommés aux postes les plus importants.

Une nouvelle génération est désormais aux commandes de l’UPDF (Uganda People’s Defence Force, l’armée ougandaise), une génération qui n’a pas combattu avec le président Yoweri Museveni pendant la guérilla qui l’a mené au pouvoir en 1986.

Pour l’analyste Bernard Sabiiti, ces jeunes hauts gradés doivent toute leur carrière au chef de l’État ; pour cette raison, ils lui vouent une loyauté sans faille tandis que les anciens compagnons de brousse du président, en poste depuis des années, seraient plus enclins à contester son autorité.

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Kamerhe: le parquet saisit 7 millions $ logé à la Rawbank

Le parquet de Kinshasa Gombe à saisi la somme des 7 millions de dollars logée à la Rawbank de Vital Kamerhe.

Toutes les parcelles au nom de Soraya Mpiana, Daniel Massaro et sa femme Amida Chatur ont été confisquées par le parquet.

Retour à Kinshasa de la veuve de Floribert Chebeya

La veuve de feu Floribert Chebeya, Mme Annie Chebeya est à Kinshasa, en compagnie de Guylain Bazana.

Elle doit recevoir un prix décerné par une ONG soutenue par la maison civile de la présidence. Plusieurs sources pensent que son retour au pays qui l’a vu naitre devrait accélérer la réouverture du procès de l’assassinat de son mari.

Mines: la RDC «perdante» sur les «contrats chinois» de 2008, selon l’ONG Afrewatch

Qu’est devenu l’argent des contrats chinois en RDC ? Selon une ONG congolaise, Afrewatch, l’État serait largement perdant dans ce qui avait été qualifié en 2008 de « contrats du siècle ». Un consortium d’entreprises chinoises devait accorder 6 milliards de dollars de prêts au pays et bénéficié d’un accès privilégié à ses ressources minières. Afrewatch s’est penché sur cette convention « mines contre infrastructures ».

Afrewatch a enquêté pendant cinq mois sur la Sicomines et la convention sino-congolaise de 2008, qui est à l’origine de la création de cette joint-venture. La Chine devait accorder plus de 6 milliards de prêts à la RDC : 3,2 milliards de dollars pour créer la Sicomines et 3 milliards de plus pour réaliser des infrastructures nécessaires au pays. En échange, Pékin devait obtenir une exonération totale de taxes et près de 70% des parts dans leur joint-venture. La Sicomines devait rembourser ces prêts avec les bénéfices réalisés sur une exploitation de cuivre aux réserves estimées entre 7 et 10 millions de tonnes, selon les époques.

Seulement la moitié du prêt a été versée

13 ans après, pour Afrewatch, la Chine et la RDC n’ont réalisé que moins de 50% de leurs engagements et la partie congolaise est largement perdante. Non seulement, moins de la moitié de l’argent prévu a été effectivement prêté par la Chine, soit près de 3 milliards. Mais la Sicomines n’a même pas touché l’intégralité de cette somme. Il y a 800 millions de dollars dont l’utilisation reste injustifiée.

Toujours selon l’ONG, alors que peu d’infrastructures ont été réalisées, la production de cuivre a, elle, bel et bien commencé depuis 2015. Cela fait partie des raisons pour lesquels Afrewatch demande un audit et la révision de la convention sino-congolaise.

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Cristiano Ronaldo fait la promotion de l’eau, Coca-Cola perd 4 milliards de dollars

En écartant les bouteilles de Coca-Cola placées devant lui lors d’une conférence de presse de l’Euro 2021, l’attaquant portugais Cristiano Ronaldo a fait chavirer l’action du groupe américain, un des sponsors de l’événement. 

La scène ne dure qu’une poignée de secondes, mais elle a suffi à faire chuter le cours de l’action Coca-Cola. Elle s’est déroulée lundi 14 juin, à la veille de la rencontre entre le Portugal et la Hongrie en phase de poules de l’Euro 2021. À peine installé au pupitre pour la conférence de presse d’avant-match, Cristiano Ronaldo éloigne les deux bouteilles de soda posées devant lui et brandit une bouteille d’eau.

Cristiano Ronaldo’s body is a temple 😅 pic.twitter.com/zTnIgMwda5— ESPN FC (@ESPNFC) June 15, 2021

Le geste a coûté 4 milliards de dollars au géant américain. En une demi-heure, l’action du groupe est passée de 242 milliards de dollars à 238 milliards de dollars, soit une perte de 1,6% en Bourse. Et pour cause : désormais meilleur buteur de toute l’histoire de l’Euro avec 11 réalisations, Ronaldo est suivi par 400 millions de fans sur les réseaux sociaux.

Hier, le Français Paul Pogba a répété le même geste, en écartant cette fois une bouteille de bière. « Coca-Cola et Heineken ont misé 40 à 50 millions d’euros pour être partenaires de l’UEFA ou de la compétition. Et à travers ce geste, même si l’organisateur leur confère des droits et une visibilité, ceux-ci sont remis en cause par les acteurs du jeu eux-mêmes. Ce qui pose peut-être la question de l’avenir du sponsoring », remarque Vincent Chaudel, économiste, spécialiste du football chez Ineum Consulting.  

La défiance de Ronaldo envers Coca-Cola et de Paul Pogba vis-à-vis d’Heineken, si elle marque une nouvelle tendance pour une alimentation saine, risque toutefois d’être sévèrement sanctionnée.

Par ailleurs, si Cristiano Ronaldo attache une très grande importance à son corps d’athlète et à une alimentation équilibrée, cela n’a pas toujours été le cas. Il avait, il fut un temps, un menu à son nom chez KFC : la « Ronaldo Box », avec du poulet frit, des frites et un Pepsi géant. Il a même tourné des spots de publicité pour Coca-Cola lorsqu’il était plus jeune.

Par RFI

Arrivée à Goma de Félix Tshisekedi

C’est dans la nuit du samedi que le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi est arrivé à Goma en début de soirée à bord d’un aéronef de la compagnie CAA.